Conjoncture

Ex-société Le Bus : ces malversations qui ont provoqué sa ruine

L’ancienne compagnie de transport créée en 2005 et disparue en 2016 a subi, durant cette période, une importante malversation financière à hauteur de 330 millions FCFA orchestrée par ses anciens hauts dirigeants, selon un audit effectué opéré par le Consupe.

330 millions FCFA. C’est la somme spoliée par trois anciens hauts cadres de la Société de transport en commun Le Bus, ayant provoqué en partie la ruine de l’entreprise. Il s’agit d’Anjoh Mboe, ex-contrôleur financier, Arenda Lal Karanhai, ancien directeur général de Le Bus et André Fouda Fouda. À l’issue d’une mission de contrôle et de vérification effectuée par le Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) pour enquêter sur la gestion de l’entreprise privée, il a été découvert des malversations financières et comptables. L’enquête en question couvrait la période allant de 2005 à 2016, période à laquelle les accusés pilotaient l’entreprise. Ils sont actuellement poursuivis en justice.

Dans les détails, il est reproché à Anjoh Mboe la distraction supposée de trois montants : la somme de 18,7 millions FCFA relative à la perception des « avantages indus » et  des « décaissements sans justifications » pour un montant de 7,6 millions FCFA ; le non reversement des recettes dans les caisses de Le Bus d’un montant global de 171,4 millions FCFA. Toujours selon les analyses du Consupe,  l’ex-contrôleur financier de Le Bus est  également  à l’origine  de plusieurs autres malversations en coaction avec Arenda Lal Karanhai de même que André Fouda Fouda. En complicité avec l’ancien DG, Anjoh Mboe est réprimandé  d’avoir détourné  la somme de 33,3 millions FCFA.

Les deux hommes sont aussi  blâmés d’avoir opéré des décaissements d’un montant de 7 millions FCFA transféré dans la caisse courante « sans indication de la dépense », et d’avoir effectué des dépenses d’une valeur de 54,5 millions de FCFA sans lien avec l’objet social de l’entreprise. En outre, l’ex contrôleur financier est incriminé pour avoir accordé à Surrenda Lal Karsanhai des avantages salariaux indus à hauteur d’’environ 95 millions de FCFA et à Fouda Fouda la somme de 5,6 millions FCFA « d’avantages illégaux ». Étant donné que les inculpés ont pris la poudre d’escampette,  ils encourent la prison à vie au cas où la justice les reconnaitrait  des faits évoqués.

La société Le Bus créée en 2005 avait suscité l’espoir d’un véritable transport en commun dans les grandes villes camerounaises. Fruit d’un partenariat public-privé, le capital de l’entreprise était détenu par  l’Etat, qui totalisait 54% des parts répartis entre la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph), la communauté urbaine de Yaoundé et la Chambre de commerce de l’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (Ccima). Le groupe TAUG-C (un groupe américain, Ndlr), avec ses 46% gardait la direction générale.

La Rédaction EcoMatin

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