En d’autres termes, les banques et microfinances veulent les clients paient désormais pour l’ouverture des comptes, délivrance du relevé d’identité bancaire, consultation du compte sur place, paiement par chèques, etc.Les participants ont suggéré que certains services demeurent payants pour permettre aux établissements de couvrir leurs charges d’exploitation et que la liste des services bancaires minimums (ouverture des comptes, délivrance du relevé d’identité bancaire, consultation du compte sur place, paiement par chèques, etc.), soit arrêtée par catégorie d’établissements. Ils ont indiqué également qu’il serait difficile, pour des raisons pratiques de retenir un délai réglementaire uniforme relatif au traitement des réclamations des clients. En d’autres termes, les banques et microfinances veulent les clients paient désormais pour l’ouverture des comptes, délivrance du relevé d’identité bancaire, consultation du compte sur place, paiement par chèques, etc. Le secrétaire général de la Cobac a indiqué que la mise en place des services bancaires minimums vise l’inclusion financière et la pérennisation des activités des établissements assujettis. Toutefois, prenant en compte les observations des participants, le secrétaire général a décidé de rencontrer dans trois mois la profession bancaire et de microfinance en vue d’échanger sur les résultats des études d’impacts de la gratuité des services bancaires minimums sur la formation de leur PNB qui seraient conduites séparément tant par le secrétariat général de la Cobac que par les associations professionnelles . Cela paraît invraisemblable en 2018, mais il est avéré que certains Camerounais paient encore pour des services bancaires gratuits. A preuve, révèle André Kanomegne Fominkeu’eu, président de l’association « Douze millions de consommateurs », entre 2015 et 2018, son ONG a reçu 180 plaintes à travers lesquelles, des usagers se plaignent des abus. « Alors qu’ils constituent le plus grand groupe économique influençant et subissant presque toutes les décisions économiques publiques et privées lorsqu’ils sont éduqués, les consommateurs camerounais sont encore très peu informés sur les droits à leurs intérêts économiques », affirme M. Kanomegne Fominkeu’eu. Il souligne à cet effet la situation actuelle présente un faible niveau de réclamation. En effet, André Kanomegne Fominkeu’eu affirme que, 2% des plaintes auprès de son association sont relatives aux conditions des banques, 3% concernent les services bancaires minimum garantis. « La majorité des consommateurs ne se rend pas compte ces services devraient être gratuits », fait remarquer le président de l'association « Douze millions de consommateurs ». En outre, ajoute-t-il, le taux des plaintes dues à la délivrance des chéquiers est de 45%, celui du paiement électronique auprès d’un commerce est de 6% et 7% de réclamations concernent le retrait de liquidités auprès des guichets automatiques. Les clients à la merci des banques La commission est donc compétente pour régler les différends concernant les 15 services sans frais, et tout établissement de crédit est tenu d’offrir aux clients l’assiette du Service Bancaire Minimum Garanti (SBMG). Il s’agit de l’ouverture des comptes, la délivrance du relevé d’identité bancaire, la délivrance des chéquiers, la délivrance au guichet des formules de retrait d’espèces au profit du titulaire d’un compte, la délivrance des livrets d’épargne, le paiement par carte bancaire auprès d’un commerce au Cameroun, la consultation du compte sur place, la délivrance d’attestation de non redevance, le paiement par chèque, le versement d’espèces dans les agences d’une même banque, le retrait d’espèces sur la même place bancaire, le virement de compte à compte dans une même banque, le retrait des billets dans les guichets automatiques bancaires de la banque du porteur de la carte, le changement d’adresse et la délivrance du relevé de compte mensuel. Le SBMG vise à favoriser l’inclusion financière et l’accès des services bancaires aux personnes à faibles revenus au Cameroun. Depuis son institution en 2011, le taux de bancarisation en faveur des particuliers a connu une forte progression au niveau du secteur bancaire qui compte 14 banques avec des ressources collectées de 3 525 milliards FCFA et 2 990 milliards de crédits octroyés au 31 décembre 2015. La commission d’arbitrage a donc pour mission la protection du consommateur à travers la régulation des relations qui existent entre ce dernier et les prestataires de services financiers. La commission peut compter sur la constante disponibilité de l’autorité monétaire, du Conseil National du Crédit pour l’appui nécessaire à la bonne exécution de sa mission au service de la communauté financière pour un Cameroun émergent à l’horizon 2035. Lire aussi : Service bancaire minimum garanti : les consommateurs crient à l’arnaque Péril sur l’inclusion financière Globalement, le niveau d’inclusion financière est relativement bas au Cameroun, selon cette enquête. Si le paiement des services bancaires minimums est validé par la Cobac, cela risque porter un préjudice au processus d’inclusion financière au Cameroun. En effet, seulement 10% des 15 ans et plus sont bancarisés (servis par les banques). Le crédit formel (3%) n'est pas largement utilisé dans le pays. Il se dégage une préférence pour le crédit informel (11%). De plus, environ 10% ont accès au crédit auprès de leur famille et de leurs amis. « L'éducation des consommateurs et l’éducation financière sont de réels problèmes au Cameroun, principalement dans le domaine de l'assurance, où la plupart des adultes n'ont pas de connaissances financières », indique l'étude. Car, environ 51% des adultes ont indiqué avoir besoin de formation en éducation financière, principalement pour obtenir de l'information sur la manière d'épargner et sur les avantages des produits financiers. Et puis, 45% des adultes ne cherchent aucun conseil financier et sont pris au piège du manque d'informations financières. « Seulement 29% des 15 ans et plus sont enregistrés comme utilisateurs de Mobile Money contre 76% de pénétration mobile ; ce qui montre qu’il y a de l’opportunité pour accroître l'inclusion financière digitale. Ceci est important, car le Mobile Money est un produit financier relativement nouveau avec d’énormes potentialités », relève FinScope. Défis En dépit des avancées observées ces dernières années, en matière d’inclusion financière au Cameroun, notamment grâce au service Mobile Money des opérateurs de la téléphonie mobile, le pays dispose encore d’importantes marges de progression dans le domaine. Mais, pour réaliser ce potentiel, beaucoup d’obstacles doivent être levés, selon le Global Microscope 2018. « Le gouvernement n'a pris aucune mesure pour mettre en œuvre sa stratégie d'inclusion financière et la numérisation de ses paiements est faible. La réglementation financière au Cameroun limite l’émission de monnaie électronique aux banques. En conséquence, les opérateurs de télécommunications doivent offrir des services uniquement en association avec des banques », fait observer le Global Microscope 2018, un rapport de l’unité d’intelligence économique du célèbre journal The Economist. Parmi ces obstacles qui freinent l’inclusion financière, le rapport cite également l’interdiction faite aux opérateurs télécoms d’effectuer des transferts à l’extérieur du pays via le Mobile Money, ou encore « les taux d’imposition relativement élevés » des transferts d’argent électroniques, dans la mesure où, souligne le rapport, « le transfert d’argent est toujours considéré au Cameroun comme un service postal et non comme une simple transaction financière »

Chargement des breaking news...
Banques et Finance
ecomembre
Exclusion financière : les banquiers veulent officialiser le paiement des services bancaires minimums
Les acteurs du secteur bancaire et microfinances ont récemment saisi la Cobac parce qu’ils veulent un texte qui oblige les clients à payer pour l’ouverture des comptes, délivrance du relevé d’identité bancaire, consultation du compte sur place, paiement par chèques, etc.
Publiée lundi 13 mai 2019 à 14:42:34Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 09:34:08Temps de lecture 8 minPar EcoMatin
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.
Contactez le service clientRecevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.
En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Dans la même catégorie
Banques et FinanceAfriland, CCA, BGFIBank… : quelles banques ont réalisé les plus gros bénéfices au Cameroun en 2025 ?Le secteur bancaire camerounais poursuit sa dynamique de croissance. Zoom sur les chiffres compilés par EcoMatin auprès des établissements.il y a 7 heures
Banques et FinanceIPO : BGFI Holding mobilise 126,5 milliards FCFA après une deuxième phase sursouscriteLa Holding envisage de solliciter l’autorisation du régulateur financier régional pour augmenter le montant de son émission et satisfaire les demandes excédentaires des investisseurs selon une source proche de l'opération qui s'est ouverte à EcoMatin.il y a 1 jour
Banques et FinanceLe Congo retire leur agrément à 22 courtiers d’assurancesLe ministre des Finances Christian Yoka vient de fermer le marché congolais à 22 courtiers d’assurances, dont certains y exerçaient depuis plus de vingt ans.il y a 1 jour
Banques et FinanceLe Congo fait appel à L’Archer et LCB Capital pour reprofiler sa dette en monnaie locale jusqu’à fin 2026Une première opération doit permettre de refinancer 46,8 milliards de FCFA arrivant à échéance début octobre. Avec une dette proche de 90 % du PIB et d’importants remboursements à venir, Brazzaville cherche à éviter de nouvelles tensions de trésorerie, alors que les banques sont déjà fortement exposées à ses titres publics.il y a 1 jour
Banques et FinanceBGFI Holding Corporation séduit les investisseurs de la CEMAC avec son IPO de 80 milliards FCFAEn tournée auprès des investisseurs à Yaoundé et Douala les 05 et 06 octobre derniers, BGFI Holding Corporation a mis en avant sa croissance, sa rentabilité et ses ambitions panafricaines pour accompagner sa nouvelle levée de 80,6 milliards de FCFA. Une tournée lancée le 15 septembre dernier à Libreville et qui s’est continuée à brazaville, doit porter à 10 % la part du capital détenue par le public à la BVMAC.il y a 2 jours
Banques et FinanceLa BDEAC réussit une levée historique de 222 millions de dollars sur les marchés internationauxPrès de 50 ans après sa création, la banque de développement de la CEMAC accède pour la première fois aux marchés internationaux de capitaux. Elle y mobilise 222 millions de dollars à un coupon de 7,88 %, ouvrant une nouvelle source de financement pour son plan stratégique Azobé.il y a 2 joursActuellement en kiosque
Les plus lus
1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 1 semaine2Hydroélectricité : la BAD et la BDEAC s'engagent dans le projet Minkouma, estimé à 584 milliards FCFAil y a 3 jours3Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 1 semaine4Cameroun : les grandes multinationales bientôt obligées d'ouvrir 20 % de leur capital à la BVMAC ?il y a 3 jours5Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 5 jours6Carburants : pourquoi la BEAC pousse les pays de la CEMAC vers la raffinerie Dangoteil y a 3 jours7Afriland, CCA, BGFIBank… : quelles banques ont réalisé les plus gros bénéfices au Cameroun en 2025 ?il y a 7 heures8Gabon : qui est Olivier Mouckocko, l'ancien cadre d'Eramet nommé ministre de l'Eau et de l'Énergie ?il y a 4 jours9Congo : le chômage frappe 40 % des jeunes actifs, le plus haut taux d'Afrique centraleil y a 1 semaine10Cameroun : Congelcam alerte sur un risque de pénurie de poisson dès fin novembreil y a 1 jour
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.
En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
EcoMatin SRL : BE1003.413.035
Avenue Louise 523, 1050 Ixelles
© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.


