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Il existe bel et bien au Cameroun une politique forestière, de la faune et de la pêche, qui vise la gestion intégrée assurant de façon soutenue et durable, la conservation et l'utilisation desdites ressources et des différents écosystèmes. Mais, sur le terrain, outre les autorités administratives dont les collusions avec les réseaux d’exploitation illégale des espèces forestières et fauniques sont manifestes, les agents du ministère des Forêts et de la Faune – qui sont des officiers de police judiciaire à compétence spéciale en matière de forêt -, sont eux-mêmes impliqués, soit en tant que complices, soit en tant qu’acteurs de cette filière de bois illégal. Ces activités illicites font perdre au trésor public camerounais, pas moins de 100 milliards Fcfa chaque année, selon le Centre pour l'environnement et le développement (Ced). Dans un rapport publié en 2012, la Banque mondiale tirait la sonnette d’alarme sur la question, et appelait la justice à enquêter, identifier et réprimer ces fonds illégalement perçus. En 2016, l’Ong Greenpeace avait remonté une puissante filière de bois illégal au Cameroun, entretenue par la Compagnie de Commerce et de Transport (CCT). Avec comme principales destinations la Chine et l’Europe.

