Le 11 février 2026, le Gabon a signé un accord stratégique d’exploration minière avec Geoscience, société basée au Cap (Afrique du Sud), spécialisée dans les études géologiques et la cartographie aéroportée des ressources. Paraphé en marge de la 13eme édition de la conférence Africa Mining Indaba, le texte a été signé côté gabonais par Sosthène Nguema Nguema, ministre des Mines, et par Mosa Mabuza, directeur général du Conseil sud-africain pour les géosciences. « La collaboration avec des économies minières avancées comme l’Afrique du Sud sera essentielle pour accroître la contribution du secteur minier à l’économie nationale », a précisé Sosthène Nguema Nguema dans un communiqué.
L’accord prévoit l’examen des données géologiques existantes, la réalisation de nouvelles études lorsque nécessaire et l’élaboration de cartes actualisées des ressources sur l’ensemble du territoire. Des programmes de formation, des échanges techniques et des recherches conjointes sont prévus pour les ingénieurs et géologues gabonais. Le partenariat inclut aussi le partage de normes environnementales et vise à attirer des investissements miniers sud-africains au Gabon.
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Pour Libreville, dont l’économie reste dominée par les hydrocarbures représentant environ 45 % du PIB, près de 40 % des recettes publiques et plus des deux tiers des exportations, l’objectif est d’accroître la contribution minière aujourd’hui estimée à 6 %. Le gouvernement veut porter cette part à 25 % d’ici 2030, alors que la production pétrolière recule d’environ 200 000 barils en 2025 et que le prix du brut gabonais a reculé de 15 % l’an dernier. Les projets de fer de Baniaka et Belinga, la transformation locale et l’interdiction d’exportation de manganèse brut en 2029 doivent, selon les explications officielles, soutenir cette orientation. Pour Geoscience, il s’agit d’un nouveau contrat en zone Cemac après celui obtenu en Guinée équatoriale en novembre 2025. Pour le Gabon et l’Afrique du Sud, c’est un bond en avant dans leurs coopérations économiques.
D’après le ministère des mines, le Gabon dispose de gisements de manganèse, de fer, de niobium et de terres rares. Un code minier adopté en 2019 encadre les activités et vise à sécuriser les investisseurs. Dans ce contexte, l’intensification des campagnes d’exploration constitue un levier pour identifier de nouveaux projets et structurer une industrie minière destinée à prendre le relais du pétrole.
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