Chargement des breaking news...
Politiques PubliquesEecomembre

Facilité élargie de crédit-FMI : vers un décaissement de 43 millions de dollars en faveur du Congo

Le pays doit cependant accentuer la mise en œuvre de ses politiques budgétaires parmi lesquelles, la rationalisation des subventions aux produits pétroliers prescrite par le FMI il y a un an.

Publiée vendredi 31 mai 2024 à 17:47:51Modifiée vendredi 31 mai 2024 à 17:47:54Temps de lecture 3 minPar Marius Zogo

Au terme des réunions virtuelles tenues du 2 au 16 mai 2024, les équipes du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités congolaises sont arrivées à un accord au niveau des services sur la 5ème revue de la Facilité Élargie de Crédit (FEC). Sous réserve de la validation de ces discussions par le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods qui n’a pas fixé une éventuelle date, elles présagent déjà d’un nouveau financement en faveur du Congo. « À l'issue de la revue du Conseil d'administration, la République du Congo aurait accès environ 43 millions de dollars américains (soit 26 milliards de Fcfa, Ndlr) », prévoit le FMI.

Rationalisation des subventions

Le financement s’annonce d’ores et déjà comme un soulagement pour le pays de Denis Sassou Nguesso qui, avec un budget de 2 625 milliards de Fcfa voté pour l’exercice 2024, doit encore fournir beaucoup d’efforts pour asseoir bon nombre de politiques budgétaires conclues avec le FMI dans le cadre du programme économique et financier en cours depuis le 21 janvier 2022 et censé s’achever en 2025.

Parmi les priorités de politiques économiques, il ressort la sempiternelle problématique de rationalisation des subventions énergétiques. Cette recommandation du FMI qui avait déjà été faite à l’issue de la 3ème revue de l’accord en mai 2023, n’est pas fortuite. En effet, les statistiques sur les subventions pétrolières compilées par la direction des études et de la planification  du ministère de l’Économie et des Finances du Congo notent un montant de 4 607 milliards de Fcfa défalqué pour subventionner les prix des produits pétroliers à la pompe entre 2008 et 2022, soit une moyenne annuelle de 329 milliards de Fcfa.

Ce chiffre, bien que modique comparé au Cameroun qui a dépensé 1 000 milliards de Fcfa en 2022 (selon le chef de l’État *Paul Biya) pour les mêmes causes, il reste énorme pour le Congo compte tenu de son enveloppe budgétaire. Dans son Rapport sur la situation économique de la République du Congo publié en juin 2023, la Banque mondiale relevait que « les subventions aux carburants ont fortement augmenté et pèsent lourdement sur le budget du pays. En outre, elles bénéficient aux couches les plus riches de la population et détournent ces ressources d’autres usages ».

D’après le FMI, le Congo doit également renforcer la gouvernance et la transparence. Il faut noter que le pays a adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) depuis 2004 et met en œuvre cette norme depuis 2014. A sa deuxième validation en mars 2023, le pays a obtenu un « score modéré de près de 75% » selon le ministère congolais de l’Economie et des Finances. Outre l'amélioration de la gestion des finances publiques, l'augmentation des recettes intérieures, le Congo est aussi tenu de privilégier les dépenses sociales et la réponse aux besoins en matière d'adaptation et d'atténuation aux changements climatiques.

Bonnes perspectives

Du reste, même si l’équipe du FMI s'est « félicitée » de l'engagement des autorités à intensifier les efforts pour préserver la viabilité des finances publiques et de la dette (1 704 milliards de Fcfa remboursés en 2023, Ndlr), elle a cependant déploré que « des retards persistent dans la réorganisation de la Caisse congolaise d’Amortissement, la promulgation de lois sur la TVA liée aux hydrocarbures et l'opérationnalisation de la législation sur les conflits d'intérêts ». Les perspectives économiques de cette institution bancaire demeurent toutefois positives envers le Congo en 2024. A titre d’illustration, le FMI y projette un taux d’inflation de 3% (norme Cemac) en 2024 contre 4,3% en 2023. De même, le taux de croissance devrait atteindre 2,8% contre 2% l’an dernier.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.