La République centrafricaine recherche l’expertise russe pour développer son potentiel minier. Dans une interview accordée le 9 février à la chaîne RT, le président Faustin-Archange Touadéra a annoncé des discussions avec des entreprises russes en vue d’intensifier l’exploration minière dans le pays. « Nous avons besoin de l'expertise des ingénieurs et géologues russes pour la mise en valeur de nos ressources naturelles, nombreuses mais encore peu exploitées de manière industrielle. La coopération avec la Fédération de Russie se poursuit dans ces domaines », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État se dit confiant quant à la concrétisation de ce partenariat et indique prévoir une visite prochaine à Moscou pour rencontrer le président Vladimir Poutine. Pour l’heure, aucune entreprise russe n’opère officiellement en République centrafricaine, selon l’ambassadeur de Russie à Bangui cité par Sputnik, qui précise que la Chine demeure le principal opérateur économique du pays.
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Au-delà du secteur minier, le dirigeant a évoqué les axes de son nouveau mandat, notamment la coopération sécuritaire, l’innovation technologique, la santé et les infrastructures avec Moscou. Cette orientation intervient après l’attribution d’une autorisation d’exploration aéroportée à la société canadienne CMVR et l’exclusivité pour l’or et le coltan.
Bangui cherche clairement à reprendre le contrôle de son secteur extractif afin d’accroître les recettes publiques et réduire la fraude. Selon la Banque africaine de développement, près de 75 % de la production diamantifère échappe encore aux circuits formels, tandis que le FMI estime qu’environ 2 % seulement des revenus miniers sont reversés au Trésor public. Pays enclavé et non producteur de pétrole au sein de la Cemac, la République centrafricaine reste dépendante des exportations de diamant et de bois.
Réélu pour un troisième mandat avec 77,90 % des voix lors du scrutin du 28 décembre 2025, Faustin-Archange Touadéra fait face à des défis de gouvernance dans le secteur extractif. Le dernier rapport de l’ITIE indique que 29 sociétés figurent dans le périmètre de conciliation, dont 19 minières, neuf forestières et deux pétrolières.
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