Le groupe minier australien Fortescue a annoncé le lancement d’une nouvelle campagne de forage sur la zone est de sa concession de Belinga, dans le nord-est du Gabon. « Nous sommes enthousiastes à l’idée de tester de nouveaux objectifs dans la partie est de la concession […] afin de nous concentrer sur les zones présentant les plus fortes teneurs et concentrations minérales », a déclaré le directeur général du groupe, Dino Otranto, lors de la présentation des résultats semestriels de l’entreprise le 24 février 2026.
Selon la direction, ce programme prévoit le déploiement immédiat d’équipes d’exploration chargées de tester de nouvelles cibles à haute teneur. L’objectif est de convertir les indices géologiques identifiés en réserves exploitables afin de mieux maîtriser les coûts liés à la future phase d’exploitation industrielle.
Cette campagne intervient alors que le groupe prépare la décision finale d’investissement (FID) pour le développement du gisement. Parallèlement aux travaux d’exploration, Fortescue poursuit les études techniques portant sur une solution intégrée comprenant la mine, un corridor ferroviaire et des infrastructures portuaires. Le groupe indique toutefois qu’il est encore trop tôt pour communiquer des estimations précises d’investissement en capital (CapEx), les études techniques et économiques devant encore être consolidées.
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Au Gabon, sa filiale locale Ivindo Iron n’a pas encore communiqué officiellement sur cette nouvelle campagne de forage. Pour Fortescue, le développement de Belinga constitue un axe majeur de diversification géographique. Le groupe mise notamment sur un minerai de fer à haute teneur susceptible de répondre à la demande croissante des sidérurgistes asiatiques pour des matières premières permettant de réduire les émissions liées à la production d’acier.
Découvert en 1955, le gisement de Belinga est considéré comme l’un des plus importants gisements de fer inexploités au monde. Ses ressources sont estimées entre 700 millions et 1 milliard de tonnes, avec une teneur comprise entre 60 % et 65 %, selon les dernières études. Longtemps retardé par le déficit d’infrastructures, le projet a été relancé après la signature d’un accord en 2022, suivie de la délivrance d’un permis à Fortescue en décembre 2023. Un nouvel accord conclu en janvier 2026 entre l’État gabonais et le groupe minier ouvre désormais la voie à une exploitation industrielle à l’horizon 2030.
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