Le ministre gabonais des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a annoncé le 11 février 2026 que les opérateurs des projets de fer de Melingui et Baniaka perdront leurs licences s’ils ne lancent pas la construction ou la production avant le 31 décembre 2026. C’était lors de la conférence africaine de l’énergie, Africa Mining Indaba du Cap (Afrique du Sud). La mesure vise la société sud-africaine Havilah Consolidated Resources, titulaire du permis de Melingui, et l’australien Genmin Limited pour Baniaka. « Ceux qui promettent d'ouvrir des mines en 2026 et n'ont pas tenu parole au 31 décembre seront invités à quitter le pays », a-t-il déclaré.
Le gouvernement exige le respect des calendriers afin d’engager la phase industrielle de ces projets dans sa stratégie d’expansion minière. Les permis d’exploitation ont été délivrés : Genmin a obtenu en janvier 2024 un titre de 20 ans pour Baniaka et annonce un financement avec des partenaires chinois, le site étant en construction par PowerChina. Havilah Mining Gabon, filiale de HCR, détient depuis 2025 le permis G5-694 pour Milingui et prévoit un démarrage d’exploitation au second semestre 2026.
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Dans le détail, Baniaka, un gisement de près d’1 milliard de tonnes de ressources, doit produire environ 5 millions de tonnes par an pendant au moins dix ans et générer près de 2 000 emplois. Milingui (138 millions de tonnes de fer à haute teneur) quant à lui, vise 2 à 4 millions de tonnes annuelles avec plus de 500 emplois directs et 1 100 indirects.
En parallèle, Libreville maintient l’interdiction d’exportation de manganèse brut à partir de 2029 et rejette les arguments énergétiques avancés par les opérateurs comme Eramet. L’objectif est d’accroître la contribution du secteur minier au PIB, actuellement autour de 6 % selon l’ITIE.
Ces décisions s’inscrivent dans la politique de diversification visant à prendre le relais des hydrocarbures, dont la production recule avec le vieillissement des champs et la volatilité des prix internationaux. Le gouvernement cible une part de 25 % du PIB pour les mines à l’horizon 2030 et conditionne le maintien des permis au respect des échéances industrielles.
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