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Fitch Ratings améliore la perspective de la note souveraine du Gabon

La hausse des prix du pétrole apporte une bouffée d’oxygène aux finances publiques du Gabon. L’excédent budgétaire devrait atteindre 1,8% du PIB en 2023.

L’économie gabonaise connaît des évolutions positives que n’a pas manqué de souligner et de reconnaître l’agence de notation Fitch Ratings. Dans sa dernière note, l’agence américaine révise les perspectives de la notation de défaut des émetteurs en devises étrangères (IDR) à long terme du Gabon, confirmant la note B- avec cette fois des perspectives qui passent de ‘’stables’’ à ‘’positives’’.

Ainsi, souligne l’agence, la hausse des recettes pétrolières et la modération continue des dépenses courantes sont les premières raisons de cette évolution positive.

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«Nous prévoyons que la hausse des prix du pétrole, le contrôle des dépenses et une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières amélioreront les paramètres budgétaires du Gabon et que la dette/PIB restera sur une trajectoire descendante. La faiblesse de la gestion des finances publiques et la dépendance aux revenus pétroliers pèsent sur la note « B- » du Gabon », fait observer l’agence.

Grâce à cette bonne tenue des cours du baril de brut, Fitch Ratings prévoit déjà que le pays pourrait réaliser un excédent budgétaire en fin d’année en plus d’un équilibre au niveau des subventions des produits pétroliers à la pompe. « Nous prévoyons des excédents budgétaires de 0,9 % et 1,8 % du PIB en 2022 et 2023 (contre un déficit de 1,6 % en 2021) ».

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Si l’amélioration des perspectives budgétaires constitue un autre élément qui explique cette notation, reste cependant que, suivant les prévisions de l’agence, les subventions alimentaires et énergétiques augmenteront en 2022 en raison de la hausse de l’inflation à 3 % au premier semestre 2022 contre 1,1 % en 2021.

L’agence prévoit également un repli des recettes budgétaires à mesure que les cours du pétrole chuteront d’ici 2024. Mais, avec l’amélioration de la structure budgétaire du pays, le Gabon affirme Fitch Ratings se montrera plus résilient face aux chocs exogènes en raison de l’amélioration de son tissu économique porté par un secteur non pétrolier plus dynamique, et qui va fortement contribuer à l’augmentation des recettes budgétaires.

Cette perspective sera portée grâce à l’accélération de l’activité non pétrolière, des mesures administratives et à la réduction progressive des exonérations fiscales, sous l’œil vigilant du programme conclu avec le FMI.

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Quant à la dette du pays, l’agence indique que «la dette par rapport au PIB chutera à 53,6 % d’ici 2024 (en dessous de la prévision médiane « B » de 60,2 %), en raison des excédents budgétaires, des remboursements d’arriérés et de la croissance du PIB nominal. Les autorités prévoient d’utiliser 120 milliards de FCFA (0,9 % du PIB) des allocations de droits de tirage spéciaux pour accélérer le remboursement de la dette intérieure et améliorer le profil de la dette ».

Toutefois, une lourde hypothèque pèse sur les décaissements des financements attendus cette année auprès des partenaires du programme. Car, observe l’agence, «le Gabon pourrait ne pas obtenir les financements budgétés (environ 0,7 % du PIB). Car les négociations avec la BAD sont en cours et le décaissement du FMI dépend de l’achèvement de la troisième revue ».

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