Le groupe suisse Nestlé a publié, ce jeudi 19 février, le rapport d’activité pour le compte de l’exercice 2025. Selon les résultats présentés par Philipp Navratil, président directeur général du groupe, les performances de l'entreprise affichent une diminution de son bénéfice et de ses ventes sur pour la 3ème année consécutive. Soit un chiffre d’affaires en baisse de 2% à 98,06 milliards d’euros (environ 64 298 milliards FCFA) et un résultat net en recul de 17,0% à 10,09 milliards d’euros (près de 6 490 milliards FCFA) par rapport à 2024.
Selon le PDG, la hausse de 2,8% des tarifs de ventes des produits alimentaires et sanitaires n’est pas parvenue à atténuer ces contreperformances. Celles-ci sont adossées à un contexte extérieur difficile notamment la dépréciation de la monnaie, les tensions douanières avec les USA et les crises sur certains produits phares. A ce propos, le groupe explique que « les résultats de 2025 incluent l'impact estimé des retours de marchandises (rappel de préparations pour nourrissons, Ndlr) pour 82 millions d’euros et des dévalorisations de stocks pour les autres (scandale sur la qualité des eaux minérales, ndlr) pour environ 120,5 millions d’euros ». Le communiqué de Navratil précise que les effets des retours de marchandises se seront également comptabilisés sur les résultats d’exploitation en 2026.
Refonte structurelle des activités
Afin de renverser la tendance, l'homme d'affaires, qui a pris la tête de Nestlé en septembre 2025, a décidé de recentrer les activités du groupe autour de son cœur de métier et de se détacher des branches peu rentables. Soit les filiales café (Nescafé, Nespresso et Starbucks), des soins pour animaux de compagnie (Pro Plan, Purina ONE et Friskies) et de la nutrition médicale (Kitkat, Maggi etc). Ces trois secteurs représentant ensemble 70 % des ventes annuels. Le groupe maintient également la branche alimentation et collations, en rationalisant les marques avec la cession complète de l’activités « Ice Cream » (glaces).
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En plus, Nestlé envisage de se défaire de son activité de production d’eaux minérales et boissons gazeuses, enrayée par des scandales de contamination et de filtrage illégal. Le groupe est en discussions avec des partenaires afin de déconsolider la branche d’ici 2 ans par la vente ou le changement de statut (passage en coentreprise ou partenariat où elle n’a plus le contrôle). « Concernant Nestlé Eaux et Boissons Premium, nous avons entamé le processus de prise de contact formelle avec des partenaires potentiels au premier trimestre 2026 et prévoyons une déconsolidation de l’activité à partir de 2027 », indique Philipp Navratil dans son communiqué.
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Pour mémoire, la polémique autour des eaux de Nestlé trouve son origine à Vergèze, dans le Gard (France), où est implantée l’usine Perrier. Dès 2020, des contaminations bactériennes issues de matières fécales et des résidus de pesticides ont été détectés dans la nappe exploitée par Nestlé, avant de se rependre sur les sites produisant d’autres marques comme Contrex ou Vittel. Celles-ci proviennent de traitements au charbon actif et aux filtres UV, pourtant formellement interdits pour une eau portant l’appellation « minérale naturelle ». En début 2025, le groupe suisse est de nouveau accusé d’user de nouveaux filtres ne respectant pas les normes sanitaires. En France, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a saisi la justice pour demander le retrait des bouteilles Perrier du marché.
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Cependant les produits de Maison Perrier et Sanpellegrino continuent de se vendre et enregistrent d’ailleurs une croissance de 5,3 %, portée par une hausse 2,7 % du prix.
Renforcer les investissements
Les cessions envisagées devraient permettre de réduire les charges d’exploitations qui ont pratiquement doublées atteignant 6,91 milliards d’euros en 2025. Pour soutenir son ambition 2026 et accélérer sa stratégie de croissance, Nestlé projette également de renforcer ses investissements de 20% après 66 millions d’euros consentis en 2025. L’accent sera mis sur la croissance organique par les ventes au détail. La filiale camerounaise, Nestlé Cameroun, a d’ailleurs annoncé le 17 février dernier, un investissement de 70 millions FCFA, destiné à renforcer la mobilité des vendeurs et à étendre la couverture des produits dans tout le pays. « L’ambition est claire : doper les performances, insuffler de nouvelles compétences et aligner tous les participants sur des objectifs de croissance ambitieux pour 2026, avec une cible de 25 % d’augmentation du chiffre d’affaires dès le premier trimestre », a déclaré Virgil Fendzi, Business Manager de Nestlé Professional pour la zone Tropical Cluster.
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