Depuis quelques semaines, des affaires de saisies de faux billets du franc CFA, émis par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ont été rapportées dans plusieurs pays de la CEMAC. Si la multiplication de ces cas suscite des inquiétudes, la banque centrale tempère. Selon le gouverneur de l’institut d’émission, les faux billets détectés ne représentent « qu’une proportion très faible, voire dérisoire », au regard du volume global de signes monétaires en circulation.
Des copies artisanales sans danger systémique
Les expertises menées par le Laboratoire d’analyse des contrefaçons de la BEAC montrent que les tentatives actuelles n’ont jamais réussi à reproduire les dispositifs de sécurité des billets de type 2020, mis en circulation le 15 décembre 2022. La plupart des faux repérés sont de simples copies en couleur, réalisées sur du papier bureautique ordinaire. « Aucun des signes de sécurité des nouveaux billets n’a été reproduit avec succès », souligne Yvon Sana Bangui dans un communiqué.
« La nouvelle gamme de billets BEAC « type 2020 » comporte des signes de sécurité renforcés relevant des technologies modernes les plus avancées, qui rendent ces coupures difficilement falsifiables par les contrefacteurs, et les tentatives de contrefaçons détectables aisément par les utilisateurs avertis », poursuit le dirigeant centrafricain.
Vigilance des usagers et outils numériques
Pour renforcer la vigilance, la BEAC invite les populations et les banques à vérifier systématiquement les signes de sécurité lors de chaque transaction. Elle met notamment en avant son application mobile "BEAC NG2020", disponible sur Android, iOS et sur son site internet, qui permet d’identifier les caractéristiques authentiques des billets. Au-delà de l’aspect technique, la BEAC souligne les conséquences économiques du faux-monnayage : pertes pour les particuliers trompés, perturbation des échanges et atteinte à la confiance dans la monnaie.
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L’institution rappelle aussi que la détention, la fabrication ou la diffusion de fausse monnaie expose à de lourdes sanctions pénales, conformément aux législations nationales. Malgré la multiplication des cas rapportés, l’institution monétaire insiste : la nouvelle gamme de billets bénéficie d’une sécurité renforcée et son usage est désormais bien ancré dans les transactions quotidiennes au sein de la zone CEMAC.

