La compagnie maritime Hapag-Lloyd va augmenter ses tarifs de fret pour les marchandises transportées par conteneurs au départ de l'Asie et de l'Océanie et à destination de la Cemac d’environ 18% à compter du 1er mars 2025. Selon les informations publiées ce 13 février par l’armateur allemand, cette augmentation (General Rate Increase, GRI), s'appliquera à tous les types de conteneurs (secs, réfrigérés, spéciaux, etc.) de 20 et 40 pieds et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. « Pour les équipements de 20 pieds, 40 pieds et de grande capacité, le tarif de cette GRI est ajusté à 300 USD par EVP », précise le communiqué. Soit une augmentation d’environ 188 892 Fcfa par Equivalent Pied (EVP), selon le taux de change du dollar en vigueur à la date de publication du communiqué.
Cette mesure devrait entraîner une augmentation significative des frais d’expédition du fret maritime, aussi bien pour le groupage (LCL) que pour les conteneurs complets (FCL). Actuellement compris entre 800 USD (503 712 Fcfa) et 1 600 USD (1 007 424 Fcfa), les frais d’expédition en groupage de marchandises (1 à 5 mètres cubes) passeront à une fourchette de 1 100 USD (692 604 Fcfa) à 1 900 USD (1 196 316 Fcfa), soit une hausse de 18,75%. De même, l’expédition en conteneur complet (5 à 10 mètres cubes) subira également la même hausse. Les coûts, actuellement situés entre 2 600 USD (1 637 064 Fcfa) et 4 000 USD (2 518 560 Fcfa), s’élèveront désormais à une fourchette de 2 900 USD (1 825 956 Fcfa) à 4 300 USD (2 707 452 Fcfa).
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Hapag-Lloyd ne renseigne pas sur les raisons de ce changement, mais d’après les experts du secteur, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette revalorisation des tarifs de fret de l’armateur. Parmi les facteurs généraux, l’on évoque les coûts d'exploitation en hausse (le prix du carburant, les coûts de manutention portuaire, les coûts liés à la réglementation environnementale et les coûts d'entretien des navires) et les conditions économiques mondiales (l'inflation, les fluctuations des taux de change et d'autres facteurs macroéconomiques).
Les points de départ de marchandises ciblés par cette augmentation de tarifs incluent les pays d'Asie et d'Océanie qui entretiennent des échanges commerciaux avec les pays de la Cemac notamment le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale et la République du Congo. Par ailleurs, cette augmentation s'applique également à d’autres destinations africaines telles que : la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Angola, la Namibie, l’Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie.
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