Le projet de modernisation du Transgabonais, unique chemin de fer au Gabon, long de 668 Km entre dans une nouvelle phase. Le 11 mai dernier, la Société d'exploitation du Transgabonais (Setrag), entreprise concessionnaire du réseau ferroviaire et Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) ont signé un protocole d’accord à l'occasion du sommet Africa Forward qui se tient à Nairobi. L’annonce a été faite par un communiqué conjoint des deux entreprises. Ce partenariat vise à accélérer la troisième phase de modernisation du réseau ferroviaire, un corridor de 648 km indispensable à la vitalité économique nationale.
« Ce projet de financement a pour ambition de permettre à la SETRAG d’atteindre son plein potentiel opérationnel, d’achever le plan de renouvellement des infrastructures, d’assurer un service ferroviaire fiable au bénéfice de l’économie nationale et des populations dépendantes du réseau » indique le communiqué.
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Le partenariat a été scellé en présence des actionnaires de Setrag dont Eramet qui détient 51% des parts, Meridiam (40%) et l’Etat gabonais (9%). Cet engagement, soutenu conjointement par Proparco et la Société financière internationale (SFI), s'élève à 225 millions d'euros, soit environ 147,59 milliards de francs CFA. La modernisation prévoit notamment le remplacement de 561 km de rails, de 324 km de traverses, ainsi que la mise à niveau des systèmes de gestion du trafic, afin de restaurer la capacité nominale à 16 paires de trains par jour. « Sur les 648 km de la ligne, nous avons déjà remplacé 400 km de traverses et 160 km de rails », a précisé Christian Magni, Directeur Général de la Setrag.
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Au-delà l’aspect technique, le projet contribuerait à la réalisation de plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment les ODD 8, 9, 10 et 13. La réhabilitation de la ligne ferroviaire viendrait booster la production des minerais. La production de manganèse a légèrement diminué, atteignant 9,1 millions de tonnes en 2025, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2024, en partie due à des goulots d'étranglement sur la ligne vers le port d'Owendo.

