Libreville, la capitale du Gabon, devrait bénéficier d’une enveloppe de 7 milliards de Fcfa pour l’amélioration de son plan d’urbanisation. C’est l’annonce faite le 15 août par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le cadre d’une tournée dite « républicaine » entamée il y a un mois et qui vient de s’achever dans la province de l’Estuaire dont Libreville est la capitale.
Cette annonce faite suite aux doléances des populations de Libreville qui, au cours de la rencontre avec le président gabonais, ont exprimé leurs besoins, notamment une amélioration du plan d'urbanisation de la capitale devenue surpeuplée, une meilleure offre de services de base (eau et électricité) ainsi que la résorption du chômage des jeunes. « En réponse à ces sollicitations, le Chef de l'État a rassuré ses compatriotes de poursuivre l'œuvre de restauration entamée, en octroyant une enveloppe de 7 milliards de Fcfa pour la réalisation de projets prioritaires », apprend-on.
L’amélioration d’un plan d’urbanisation de Libreville est annoncée dans un contexte où, la capitale gabonaise vit un désordre urbain. Selon le Pnud, 80% des logements à Libreville sont construits de façon anarchique. Pis, le pays attend la mise en place d’un code de l’urbanisme et de la construction depuis plus de deux ans. Pour la matérialisation dudit code, un dossier d’appel d’offres a été élaboré en mars 2022 et transmis à la direction générale des marchés publics (DGMP) pour avis de non-objection. Depuis lors, c’est l’impasse.
Le code de l’urbanisme en gestation devrait fixer un cadre général de gestion et des plans d’aménagement des constructions principalement dans le Grand Libreville qui renferme à lui seul la moitié des populations du pays. Une population estimée à environ 2 millions d’habitants. Selon des experts en urbanisation, la prolifération des constructions anarchiques en périphérie des villes s’explique par le manque de planification urbaine sur une longue durée. Une situation qui impacte la gestion de l’habitat urbain ainsi que l’environnement au Gabon avec la destruction de la mangrove.

