Si rien n’est pas fait, la compagnie aérienne gabonaise Afrijet pour connaître une baisse d’activités pouvant lui être préjudiciable. Raison pour laquelle, une délégation du groupe Afrijet conduite par son Directeur Général, Marc Gaffajoli, a rencontré le 5 juillet dernier à Libreville, le ministre de l’Economie, Mays Mouissi, pour plaider la baisse du prix du Kérosène et la taxe aéroportuaire, afin d’être compétitif.
« Le responsable du leader du transport aérien au Gabon est venu aborder avec monsieur le Ministre la question des taxes, notamment celles liées aux prix du Kérosène et de la taxe aéroportuaire qu’il souhaiterait voir à la baisse. Ces diminutions permettraient à nos aéroports d’être plus concurrentiels dans la sous-région et ainsi faire du Gabon une destination attractive pour les compagnies aériennes », apprend-on du compte-rendu de cette réunion. En guise de réponse, Mays Mouissi a déclaré avoir « pris acte de ces préoccupations » et s’est engagé à discuter de cette problématique avec les plus hautes autorités du pays afin que les finances publiques du pays ne soient pas impactées négativement.
Ce plaidoyer d’Afrijet intervient dans un contexte où le secteur d’activité du transport aérien au Gabon enregistre une tendance baissière. En effet, au cours du premier trimestre 2023, l’activité du transport a enregistré une baisse de performances de 9,2% par rapport au trimestre précédent, selon la note de conjoncture du ministère de l’Économie. Et pour cause, indique le rapport, « l’activité a été lestée par la hausse des prix des billets, décidée à la suite de l’augmentation du prix du kérosène, mais également de la taxe aéroportuaire de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) ».
De l’aveu même d’Afrijet, les taxes et redevances aéroportuaires ont « augmenté significativement » ces dernières années. Par exemple pour financer le projet d’aérogare de Libreville, une taxe aéroportuaire de 13 120 FCFA a été instituée sur le réseau domestique et 52 478 FCFA sur le réseau régional en aller-retour. Le prix du kérosène, lui, est passé du simple au double entre janvier et juillet 2022. Conséquence, du fait de tous ces surcoûts, les prix du billet d’avion ont grimpé. Par exemple, sur la ligne Libreville–Port-Gentil, dont le temps de vol est d'environ 35 minutes pour une distance d'environ 150 km, certains billets sont parfois commercialisés en aller simple à 135 400 FCFA, voire plus.
Si cette situation perdure, indique Afrijet, la compagnie aérienne gabonaise pour perdre des parts de marché importantes au profit d’autres places aéroportuaires et concurrents plus attractifs comme Asky, Air Sénégal ou Ethiopians…

