Assala Energy, filiale opérationnelle de la Gabon Oil Company (GOC), a annoncé le 11 mars 2026 une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur son puits d’exploration Magoga-A. Situé sur la licence onshore Mutamba Iroru II, le forage a dérivé vers le permis Atora pour atteindre l'intervalle réservoir ciblé. « Ce résultat fournit des informations encourageantes et enrichit notre compréhension de la prospection du bassin », a précisé Timothée de Reynal, directeur du secteur subterrain de la compagnie, soulignant que la priorité est désormais à l’évaluation technique des données.
D’après la compagnie, ce succès repose sur l'interception de la formation de sable minéralisé de Gamba, un réservoir historique du bassin gabonais, révélant une épaisseur de 8 mètres d’hydrocarbures. Les deux puits forés durant cette campagne, ont atteint l'intervalle complet du réservoir conformément aux normes de sécurité, ouvrant la voie à des études de délinéation pour confirmer la viabilité commerciale du site. Cependant, le résultat valide la stratégie d'exploration ciblée d'Assala visant à renouveler ses réserves dans des zones qu’elle juge matures.
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Cette annonce constitue un signal fort pour les revenus futurs de l'État gabonais, l'entreprise étant sous pavillon national. Bien que la commercialité des ressources découvertes reste à établir, une mise en exploitation soutiendrait le plateau de production national face au déclin naturel des champs matures. Pour l'écosystème local, cette découverte laisse entrevoir un nouveau cycle d’investissements nécessaire au développement des infrastructures de raccordement.
Avec une capacité de production actuelle de 55 000 barils par jour (b/j), Assala Energy consolide son rang de leader sur le segment onshore gabonais, devant des opérateurs historiques tels que TotalEnergies ou Maurel & Prom. Cette nouvelle découverte à Magoga-A survient seulement quelques semaines après le lancement, en février dernier, du projet Grand N’Gongui, dont l'objectif est d'accroître la production de la compagnie de 12 000 b/j (soit +22%) d’ici 2026. Ce dynamisme confirme le rôle stratégique de la filiale de la GOC comme principal moteur de la croissance pétrolière nationale, une donne cruciale pour l'équilibre budgétaire de Libreville, dont les finances dépendent encore à plus de 50% des revenus de l'or noir.
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