Genmin Ltd, la junior minière australienne détentrice du permis d’exploitation du gisement de fer de Baniaka, dans le sud-est du Gabon, a annoncé, le 13 mai, avoir reçu plusieurs offres de financement « non sollicitées » pour le développement du projet, dont les besoins en capitaux sont estimés à 200 millions de dollars. Parmi les propositions figurent une offre d’un consortium du Moyen-Orient visant à financer intégralement le projet à travers une nouvelle coentreprise, ainsi qu’une manifestation d’intérêt d’une société chinoise cotée à la bourse de Shanghai souhaitant acquérir au moins 51 % du projet et participer à son financement et à son développement technique.
Le groupe indique également avoir reçu une proposition de préfinancement pouvant atteindre 50 millions de dollars, adossée à de futurs contrats d’enlèvement de minerai, ainsi qu’une offre de financement relais de 10 millions de dollars provenant d’un fonds spécialisé dans les investissements miniers (négociant de matières premières). Genmin ne divulgue pas l’identité des investisseurs concernés. Mais ces discussions s’ajoutent aux négociations déjà engagées avec SHICO, une entreprise chinoise ayant signé fin 2025 une lettre d’intention portant sur un financement pouvant couvrir jusqu’à 60 % du coût de développement du projet.
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Ces marques d’intérêt interviennent alors que Libreville accentue la pression sur les opérateurs miniers afin d’accélérer le lancement des projets extractifs stratégiques. Selon Genmin, des réunions se sont tenues début mai avec le ministre gabonais des Mines, Sosthène Nguema Nguema, au cours desquelles le gouvernement a réaffirmé son soutien au développement de Baniaka et à l’accès aux infrastructures publiques nécessaires à la première phase du projet, prévue à 5 millions de tonnes par an. Les autorités gabonaises ont indiqué que Baniaka demeure leur « projet prioritaire numéro un » dans le secteur ferrifère.
Le projet de Baniaka, situé à environ 45 km au sud de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, dispose d’un permis minier de 20 ans, d’une convention minière signée avec l’État gabonais et des autorisations environnementales requises. Selon ses prévisions de 2024, Genmin prévoit une montée progressive de la production à au moins 10 millions de tonnes par an. La société indique qu’une décision finale d’investissement (FID) pourrait intervenir autour de mi-2026, sous réserve de la finalisation du financement du projet.
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Le développement de Baniaka s’inscrit dans la stratégie du Gabon visant à porter la contribution du secteur minier à plus de 25 % du PIB d’ici 2030 et à diversifier une économie encore largement dominée par le pétrole et le manganèse. Le gisement affiche des ressources minérales estimées à 758,7 millions de tonnes de minerai de fer et des réserves prouvées et probables de 100,9 millions de tonnes, selon les données publiées par Genmin.

