Au premier trimestre 2026, TotalEnergies EP Gabon a enregistré un bénéfice net de 45 millions de dollars, soit plus de 25 milliards FCFA, en hausse de 105% par rapport aux 22 millions de dollars réalisés à la même période en 2025. Cette performance permet à la filiale du groupe français TotalEnergies de quasiment égaler, en seulement trois mois, le bénéfice net de 46 millions de dollars (27,6 milliards FCFA) dégagé sur l’ensemble de l’exercice 2025. Cette accélération spectaculaire de la rentabilité intervient dans un contexte marqué par une forte remontée des prix du brut sur les marchés internationaux.
Le groupe pétrolier a bénéficié d’un environnement commercial particulièrement favorable. Sur la période, le prix moyen du Brent s’est établi à 81,1 dollars le baril, en hausse de 7% par rapport au premier trimestre 2025. Mais la société affirme avoir vendu son pétrole à un prix moyen encore plus élevé, soit 93,5 dollars le baril, en progression de 24% sur un an. Selon la compagnie, cette situation résulte à la fois de l’envolée des cours du pétrole dans le sillage des tensions au Moyen-Orient et d’un calendrier d’enlèvements favorable ayant permis de commercialiser les cargaisons à des prix supérieurs à la moyenne du Brent. Cette hausse des prix a généré à elle seule un impact positif estimé à 52 millions de dollars sur les résultats trimestriels.
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Cette amélioration de la rentabilité intervient pourtant dans un contexte de recul de l’activité opérationnelle. La production de pétrole brut s’est établie à 16 100 barils par jour au premier trimestre 2026, contre 16 700 barils un an plus tôt, soit une baisse de 4%. Le chiffre d’affaires trimestriel a également reculé de 16%, passant de 117 millions à 98 millions de dollars, en raison d’une chute de 33% des volumes vendus. L'entreprise dirigée par Xavier Rouzeaud explique cette contre-performance par un planning d’enlèvements défavorable ainsi que par des travaux d’intégrité réalisés sur le pipeline export Anguille-Ile Mandji–Cap Lopez. Malgré cela, la baisse des charges d’exploitation et des amortissements a contribué à soutenir fortement les marges du groupe.
Sur un autre plan, les flux de trésorerie d’exploitation demeurent négatifs à -4 millions de dollars, mais ils s’améliorent nettement par rapport aux -229 millions enregistrés au premier trimestre 2025. Hors variation du besoin en fonds de roulement, les flux opérationnels atteignent même 111 millions de dollars, contre 73 millions un an auparavant. Les investissements pétroliers ont, eux, légèrement diminué, passant de 19 millions à 15 millions de dollars, principalement consacrés à des travaux d’intégrité des installations et à des initiatives de soutien à la production. Fort de ces résultats, le conseil d’administration a confirmé la proposition de distribution d’un dividende net d’impôt de 22,22 dollars par action au titre de l’exercice 2025, soit une enveloppe globale de 100 millions de dollars destinée aux actionnaires.

