« Affaire délimitation terrestre et maritime et souveraineté sur des îles (Gabon/Guinée équatoriale) ». C’est ainsi qu’est enregistré le différend judiciaire qui oppose ces deux pays de la Cemac sur le board de la Cour Internationale de Justice (CIJ). L’objet de la dispute entre ces deux pays frontaliers est 3 ilots qui regorgeraient du pétrole. Il s’agit de l’île de Mbanié d'une trentaine d'hectares, et deux petits îlots, Cocotier et Conga, à une dizaine de kilomètres des côtes.
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Il est prévu que les audiences publiques démarrées le 30 septembre 2024 se poursuivent jusqu’au 4 octobre prochain. Cette phase judiciaire était attendue depuis 2016. Année à laquelle, les deux pays ont signé un accord qui permettrait à la CIJ –ou Cour mondiale- de régler ce différend qui concerne la délimitation terrestre et maritime ainsi que la souveraineté des ilots querellés, après des années d’intermédiation avec les Nations Unies.
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Des premiers échos qui ressortent du Palais de la paix de La Haye, aucun des deux Etats ne comptent lâcher du lest. Le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbassogo, estime que ces terres lui reviennent sur la base du traité de 1900 signé à Paris entre la France et l’Espagne qui fixait les frontières entre les deux pays. Le Gabon de son côté revendique ce territoire sur la base du accord, datant de 1974. Accord sur lequel le pays demandera à la Cour de fonder son jugement. Face à cet argument, la Guinée équatoriale réplique que le document que le Gabon a présenté comme preuve n’est pas authentifié. « Le document présenté n'était pas un original mais seulement une photocopie non authentifiée», a déclaré vice-ministre équato-guinéen, Domingo Mba Esono, que cite le journal français La Tribune. «Depuis lors, et cela fait plus de 20 ans, le Gabon n'a rien présenté», renchérit-il.
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Il faut préciser ici que « Les deux pays ont demandé à la CIJ de décider quels textes juridiques sont valides, pas de dire spécifiquement quelle nation détient la souveraineté sur ces îles. », indique le journal Français.
Genèse
Le différend de territoire et de souveraineté qui oppose les deux pays de la zone Cemac, date d’après les indépendances. Précisément dans les années 1970 lorsque l'armée gabonaise a chassé les soldats de Guinée équatoriale de Mbanié. Depuis, lors le pays que dirige Brice Clotaire Oligui Nguema a établi sa présence militaire. Le conflit est resté en sommeil jusqu'au début des années 2000, lorsque la perspective du pétrole a ravivé l'intérêt pour le golfe de Guinée.
Bien que cette différend contribue à entacher les relations qui existent entre les deux pays, une porte de sortie est déjà envisageable. «Nous sommes convaincus que le jugement de la Cour aidera nos pays à résoudre leurs différends en suspens sur la souveraineté et les frontières, créant ainsi une base durable pour l'épanouissement de leurs relations», arguait alors le vice-ministre équato-guinéen des Mines et des Hydrocarbures.

