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Gabon : la société chinoise Sogapec projette de construire une nouvelle raffinerie

La Société gabonaise de pétrochimie (Sogapec) a présenté ce projet, le 11 juin à Libreville, au ministre du Pétrole, Marcel Abéké.

Publiée jeudi 13 juin 2024 à 15:20:29Modifiée jeudi 13 juin 2024 à 15:20:32Temps de lecture 2 minPar Simon Pierre Mbarga

La délégation de Sogapec chez le ministre gabonais du Pétrole Marcel Abeke (au milieu)

Le Gabon pourrait bientôt être doté d’une nouvelle raffinerie si l’on s’en tient à une discussion qui a eu lieu le 11 juin à Libreville entre la Société gabonaise de pétrochimie (Sogapec) dont la maison-mère est basée à Hong Kong en Chine, et le ministre du Pétrole, Marcel Abéké. Selon ce qui a filtré au cours de ladite réunion, la délégation de la société Sogapec, conduite par son Directeur Général XU, est « venue faire une proposition de construction d'une raffinerie au Cap Estérias dans le cadre d'une éventuelle convention avec la Société gabonaise de raffinage (Sogara) ».

« Des discussions pour la faisabilité de ce projet seront entamées avec la Sogara, bras séculier de l'Etat dans le domaine du raffinage. Il convient cependant de noter qu'à ce stade, rien n'a encore été acté », renseigne le ministère du Pétrole. À travers cette nouvelle usine, l’entreprise chinoise vise, entre autres, la réduction du prix du gasoil, le carburant parmi les plus consommés au pays. En effet, la Sogapec assure que son usine aura une capacité de traitement de 700 000 tonnes de brut par an. L’entreprise chinoise a déjà garanti 85 emplois de nationaux créés dans la phase de construction de la raffinerie, et près de 200 emplois directs lors de la phase d’exploitation. Pour ce qui concerne le mode de financement, rien n’a encore été dévoilé.

Si le projet de construction d’une raffinerie au Cap Estérias, à une vingtaine de kilomètres au nord de Libreville, prospère, le Gabon pourrait alors s’enrichir d’une nouvelle infrastructure pétrolière afin d’augmenter le volume de production des carburants et pallier d’éventuelles pénuries qui minent en ce moment l’activité économique du pays.

Jusqu’ici, le Gabon est doté d’une seule raffinerie créée en 1964. Seulement, la Sogara fait en effet face à de multiples difficultés financières et a n’arrive pas à honorer ses engagements auprès des producteurs. Selon les données officielles, la Sogara a enregistré en 2019, 20 milliards de Fcfa de pertes nettes, ainsi qu’une baisse de son chiffre d’affaires, et une baisse continue des volumes de pétrole traité.

Au dernier trimestre 2022, d’après les données du ministère de l’Economie, l’activité de raffinage a reculé de 3,7% sen comparaison avec le trimestre précédent. D’une capacité initiale de 60 000 tonnes/an et d’un potentiel porté à 1,2 million de tonnes/an, pour la partie distillation atmosphérique, la Sogara traite à peine 1 million t/an de brut.

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