Au cours de l’année 2024, 8,9 millions de tonnes de marchandises ont transité par les voies ferrées gabonaises, contre 9,85 millions en 2023, soit un recul de 9,3 %. Selon la Note de conjoncture 2024 du ministère de l’Économie et des Participations, cette régression reflète la mise en œuvre d’un programme de remise à niveau de la ligne, réduisant temporairement le nombre de trains, ainsi que le recul des activités du secteur minier.
Cette baisse a été particulièrement marquée au quatrième trimestre, en lien avec la suspension des opérations de Comilog, principal producteur de manganèse du pays, frappé par un déficit de ventes et une offre excédentaire sur les marchés internationaux. L’interruption a entraîné « la baisse des évacuations par rail vers le port d’Owendo », note le document. Outre le minerai, la ligne transporte du bois (grumes), des produits pétroliers et des denrées alimentaires.
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À noter que la dynamique baissière observée en 2024 est la 2e consécutive qu’enregistre le pays. En effet, on observant la progression sur les cinq dernières années (2020-2024), on observe un ralentissement à partir de 2023. Ainsi dit, le volume de marchandises transportées par voie ferrée est passé de 9,79 millions de tonnes en 2021, à 10,87 millions de tonnes en 2022 (+11,1%) avant de connaître une baisse de 9,3% en 2023 pour se chiffrer à 9,85 millions de tonnes.
À l’échelle macro, ce repli ferroviaire a contribué à la contraction de 4,5 % de l’activité des transports en 2024 au Gabon, même si le transport aérien a progressé de 13,6 % sur la même période.
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