La filiale gabonaise de la multinationale Nestlé vient de recevoir une fin de non-recevoir de la part du gouvernement dans le cadre d’une manœuvre visant à la hausse de certains produits laitiers sur le marché local. En effet, renseignent les sources d’EcoMatin, le ministre de l’Économie et des Participations, Mays Mouissi, a reçu le 04 juillet dernier à Libreville, la Directrice Générale de Nestlé Gabon Ltd, Danièle Awaka, en présence du ministre de la Santé, Adrien Mougougou et du gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba.
Au cours de cette rencontre, apprend-on, « la responsable de la société gabonaise de produits laitiers est venue présenter à monsieur le ministre la situation préoccupante de certains produits Nestlé sur le marché local, notamment les produits de lait infantile de la gamme Guigoz. Elle estime que ces produits ne rapportent plus de marge bénéficiaire en raison de son introduction par l’État dans la mercuriale qui fixe ainsi les prix plafonds des produits alimentaires importés de première nécessité ».
Seulement, le plaidoyer de Nestlé pour une hausse des prix est resté vain. Car, Mays Mouissi, a indiqué qu’en tant que ministre en charge de la lutte contre la vie chère, il ne peut ni encourager, ni permettre la hausse des prix des produits présents dans la mercuriale. « Car, a-t-il ajouté, ces produits sont déjà soumis à un taux zéro au cordon douanier qui leur a été consenti par le gouvernement de la Transition ».
Pour l’heure, Nestlé Gabon n’a pas encore indiqué qu’elle pourrait être les répercussions de ce refus de la part du gouvernement d’autoriser une hausse des prix sur certains de ces produits laitiers. Peut-on imaginer qu’elle puisse arrêter d’importer les produits de la gamme Guigoz, un lait pour nourrisson très prisé ? La réponse se fera savoir dans les jours à venir.
Au Gabon, la situation de Nestlé n’est pas très reluisante ces dernières années. A titre d’illustration, en 2022, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a signé le 5 avril, un communiqué annonçant le retrait du marché des pizzas surgelées « fraîch’UP » de la marque Buitoni appartenant à Nestlé. Ceci suite à l’alerte sanitaire n°2022.1638 du 23 mars 2022, émise par le Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (Rasff), relative à la présence de bactéries Escherichia coli dans les pizzas surgelées fraîch'UP de la marque Buitoni. Ces produits avaient été retirés du marché causant un manque à gagner dont l’ampleur n’a pas encore non dévoilé par la multinationale.

