4,6%. C’est la proportion de hausse que devrait connaitre la production pétrolière du Gabon au 31 décembre 2024 d’après le "Tableau de bord de l’économie : situation 2023-perspectives 2024-2025" publié par la Direction générale de l’Economie et de la politique fiscale (Dgepf) du ministère de l’Economie et des Participations. Cette progression porterait alors la production nationale à 11,678 millions de tonnes contre 11,160 millions de tonnes (soit 81,467 millions de barils) de pétrole en 2023, soit une hausse de 0,518 000 tonnes. La tendance de la production en 2024 devrait flancher en 2025, pour se chiffrer à 11,126 millions de tonnes d’après le rapport.
La bonne tenue des activités du secteur pétrolier pour l’année en cours s’est d’ailleurs confirmée durant le premier trimestre écoulé. Selon la Note de conjoncture sectorielle publiée par le ministre de l’Economie « au terme du premier trimestre 2024, l’indice de production du pétrole s’est consolidé de 3,1% en glissement trimestriel. Cette performance s’explique par la montée en puissance de nouveaux puits et au bon rendement des champs matures à la suite des divers investissements réalisés.», peut-on lire.
Le rapport justifie la bonne tenue « probable » des activités du secteur pétrolier serait lié « entre autres, par des campagnes de développement et de forages.». Un autre facteur serait aussi les retombées de la stratégie du gouvernement de transition pour dynamiser le secteur pétrolier. En effet, depuis janvier 2024, le gouvernement a lancé un arsenal de mesure y relatif. L’un des points de cette stratégie à savoir le rachat des actifs d’Assala Energy a d’ailleurs été bouclé. Autres aspect de cette stratégie : permettre le développement de sociétés pétrolières détenues par des nationaux, grâce au renforcement de la politique de préférence nationale dans l’attribution des champs pétroliers marginaux ; la signature entre l’Etat et au moins cinq contrats d’exploration, de production et/ou d’évaluation technique pétrolière au cours de cet exercice.
Dans la même veine, le gouvernement envisage mettre en place une véritable politique du contenu local, question de faciliter l’intégration des entreprises et de la main d’œuvre locales dans les processus de production des hydrocarbures. En matière de gouvernance, des actions de renforcement des sociétés sous-tutelle du ministère du Pétrole, seront entreprises dans le secteur aval et amont. Le gouvernement voudrait également finaliser le chantier de rénovation du corpus juridique et réglementaire du secteur pétrolier, grâce à la signature des textes d’application du Code des hydrocarbures adopté depuis 2019.
Indiquons que ces facteurs combinés pourraient permettre d’engranger des recettes pétrolières assez conséquentes. Le rapport de la Dgepf prévoit à 77 dollars soit 46 354 Fcfa (1 dollar = 602,002 Fcfa cour lorsque nous mettions sous presse) le prix d’un baril de pétrole gabonais.

