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Gabon : les subventions des carburants prennent fin en 2022

Comme dans nombre de pays pétroliers de la zone Cemac (Cameroun, Gabon, RCA, Tchad, Congo, Guinée équatoriale), le soutien aux produits pétroliers à la pompe vise à aider les ménages et les populations à revenus faibles de faire face à la vérité des prix dans un contexte caractérisé par la flambée des cours du brut à l’international.

Le Gabon, engagé dans un programme avec le Fonds monétaire international(FMI), doit assainir ses comptes publics, équilibrer ses finances et retrouver le chemin de la croissance par des recettes budgétaires conséquentes. Celles-ci, en dépit de la hausse des cours du brut qui constitue la principale ressource d’exportation du pays, sont malheureusement grevées en raison des subventions des produits pétroliers.

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Du coup, le FMI, sans mettre de gants, recommande aux autorités d’arrêter d’administrer les prix des carburants et d’afficher la vérité des prix à la pompe.  Pour l’année 2022 par exemple, la subvention des carburants selon la loi des finances initiale devait coûter près de 24 milliards de Fcfa à l’Etat. Le pays ayant maintenu inchangé le prix du litre gasoil à la pompe à 585 Fcfa alors qu’il devrait coûter 800 Fcfa. Le litre de super a quant à lui été maintenu à 605 Fcfa au lieu de 760 Fcfa et celui du pétrole lampant à 450 Fcfa au lieu de 605 Fcfa. La bouteille de gaz de 12,5 kg est vendue à 5 950 Fcfa au lieu de 13 200 Fcfa.

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Face à la montée vertigineuse des cours du brut, le gouvernement a revu ses ambitions de soutien des prix à la pompe à 47 milliards de Fcfa par mois. Ce qui est insoutenable du point de vue budgétaire affirme le FMI pour qui, il n’est plus jamais nécessaire de supprimer progressivement les subventions des carburants et d’accompagner cette option par des mesures ciblées visant la protection des ménages fragiles.

Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants doit donc être rétabli de l’avis du FMI, avec une répercussion intégrale sur l’ensemble des produits, à l’exception du butane et du pétrole lampant, utilisés par les populations pauvres.

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Cela contribuera à limiter les subventions et à réduire le risque qu’elles profitent plus aux entreprises et aux ménages à revenu élevé.

Le pays avait déjà décidé de sortir les industriels, les fonctionnaires de la Présidence de la République et d’autres corps constitués du champ de la subvention des produits pétroliers en les soumettant aux prix réels.

SPM

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