Réuni en Conseil des ministres le 30 avril 2026 à Libreville, les autorités gabonaises ont examiné un projet de loi autorisant l’État à contracter un emprunt auprès de l’Agence française de développement (AFD) pour financer la modernisation du chemin de fer (Transgabonais), pilier du transport national. Ce prêt s’élève à 173 millions d’euros (environ 113,5 milliards de FCFA), conformément à une convention signée le 23 novembre 2025.
Ce financement, qui reste à mobiliser, s’inscrit dans une convention signée le 23 novembre 2025. Il serait complété par une subvention de 30 millions d’euros de l’Union européenne, portant l’enveloppe globale envisagée à 203 millions d’euros, soit un peu plus de 133 milliards de FCFA.
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Long de 648 km, le Transgabonais relie le port d’Owendo aux zones minières du Haut-Ogooué, assurant l’essentiel du transport de manganèse et de bois, deux piliers des recettes d’exportation du pays. Mais cette dépendance s’accompagne de fragilités structurelles. Sous l’effet combiné du vieillissement des infrastructures et de l’intensification du trafic, la ligne est confrontée à une saturation croissante et à des incidents techniques récurrents, qui affectent la régularité et la capacité du réseau. En 2024, selon le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, le Transgabonais a acheminé 8,9 millions de tonnes de marchandises, dont 8,4 millions de tonnes de produits miniers, révélant une forte pression des activités extractives.
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Le programme de modernisation vise à restaurer la capacité nominale du réseau à 16 paires de trains par jour. Il prévoit notamment le remplacement de plus de 500 kilomètres de rails, la réhabilitation des traverses et la mise à niveau des systèmes de gestion du trafic. À horizon 2029, les autorités ambitionnent un taux de renouvellement de 96 % des traverses et de 78 % des rails.
En parallèle, d’autres sources de financement sont à l’étude. En février 2026, la Société financière internationale (IFC) a indiqué envisager un appui pouvant atteindre 320 millions d’euros pour la phase III du Programme de remise à niveau (PRN), dont le coût global est estimé à 799 millions d’euros. Ce schéma repose sur un montage financier combinant prêts directs, cofinancements et instruments de couverture des risques.

