Maurel & Prom (M&P), compagnie pétro-gazière cotée à Paris, a publié le 12 mars 2026 son rapport d’activité annuel. Le groupe indique que sa production en part contributive sur le permis d’Ezanga, au Gabon, s’est établie à 14 662 barils par jour (bopd) en 2025, contre 15 582 bopd en 2024, soit une baisse de 6%. La baisse représente environ 920 barils par jour, soit près de 335 000 barils sur l’ensemble de l’année. « Des défis sur la ligne d’exportation de pétrole au cours du second semestre » ont affecté les volumes, a indiqué la direction.
Le Gabon demeure toutefois le premier actif du groupe, avec 40% de la production totale, qui a atteint 37 096 barils équivalent pétrole par jour en 2025, devant le Venezuela (22 %), la Tanzanie (27 %) et l’Angola (11 %).
Ce recul intervient alors que le Gabon a concentré l’essentiel des investissements du groupe en 2025. Au cours de l’exercice, 115 millions de dollars (environ 70,1 milliards FCFA) ont été consacrés au développement des actifs dans le pays, soit 68 % d’une enveloppe globale de 169 millions de dollars (environ 103,1 milliards FCFA). À cela s’ajoutent 12 millions de dollars (environ 7,3 milliards FCFA) dédiés à l’exploration sur le bassin sédimentaire gabonais, notamment sur le permis offshore Etekamba, soit 80 % du budget d’exploration du groupe évalué à 15 millions de dollars (environ 9,1 milliards FCFA).
Bénéfice net en hausse malgré la baisse du chiffre d’affaires
La baisse de la production au Gabon, combinée au recul de 14 % du prix moyen du baril, tombé à 69,4 dollars, a pesé sur les résultats financiers de M&P. Le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 578 millions de dollars (environ 352,6 milliards FCFA), en baisse de 29 %, tandis que l’EBITDA s’est établi à 249 millions de dollars (environ 151,9 milliards FCFA), en recul de 32 %. Dans le même temps, le bénéfice net du groupe a atteint 410 millions de dollars (environ 250,1 milliards FCFA), en hausse de 72 %, porté par des éléments non récurrents.
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En effet, cette évolution du bénéfice net s’explique notamment par la cession de la participation de 20,07 % détenue dans Seplat Energy au Nigeria pour 496 millions de dollars (environ 302,6 milliards FCFA), générant une plus-value de 287 millions de dollars (environ 174,9 milliards FCFA). L’opération a permis au groupe de renforcer sa capacité financière et de se recentrer sur ses actifs opérés, précise le rapport.
La société prévoit cependant de verser un dividende de 0,38 euro par action au titre de l’exercice 2025, en hausse de 15 %. Au Gabon, la stratégie reste centrée sur les actifs d’Ezanga et sur l’exploration gazière d’Etekamba, où le puits Mouletsi-2 a confirmé un potentiel de production d’environ 25 millions de pieds cubes par jour. Pour 2026, le groupe prévoit d’investir 150 millions de dollars (environ 91,5 milliards FCFA) au Gabon afin de porter la production à 14 800 bopd. À l’échelle du groupe, l’objectif est d’atteindre une production de 42 700 barils équivalent pétrole par jour, soutenue par les actifs au Venezuela et l’intégration d’actifs gaziers en Colombie.
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