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Politiques Publiques

Gabon : pourquoi le gouvernement suspend les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national

La Haute Autorité de la communication a annoncé le 17 février 2026 la suspension immédiate des réseaux sociaux dans le pays « jusqu’à nouvel ordre », évoquant un risque de dérives susceptibles de provoquer des conflits sociaux et de déstabiliser les institutions.

Publiée mercredi 18 février 2026 à 13:14:18Modifiée mercredi 18 février 2026 à 13:14:19Temps de lecture 2 minPar Laurent Onguene

Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République du Gabon

La Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé le 17 février 2026 dans un communiqué lu sur la chaîne nationale, la suspension immédiate des réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du territoire national. Selon l’autorité de la communication, cette mesure survient après un constat des contenus susceptibles d’engendrer des conflits sociaux. Selon le porte-parole de la HAC, Jean Claude Franck Mendome, cette décision vise à contrer la "diffusion récurrente" de contenus "inappropriés, diffamatoires, haineux et injurieux", susceptibles de porter atteinte "à la stabilité des institutions de la République" ainsi qu’à "la sécurité nationale".

Précisons que cette décision survient dans un contexte marqué par des constations sociales, notamment liées à la grève des enseignants qui a paralysé le pays pendant plus d’un mois. Considérée comme étant la première contestation sociale du mandat du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma, depuis son élection le 12 avril 2025. La grève avait alors débuté en décembre 2025, réunissant des enseignants au sein d’un collectif dénommé SOS Education. Les "seigneurs de la craie" revendiquaient entre autres, un déblocage des plans de carrière tels que des avancements et des titularisations gelés pour certains depuis plus de dix ans, et pour d’autres une augmentation salariale significative pour faire face à la vie chère.

Lire aussi: Au Gabon, le président Oligui face à sa première contestation sociale

Ainsi, dans le cadre de la suspension des réseaux sociaux dans le pays, la HAC s’inquiète également de la propagation des fausses informations, de cyberharcèlement et la divulgation non autorisée des données personnelles, des pratiques qui selon le régulateur porte atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale. Notons que la HAC ne précise pas les réseaux sociaux visés par la mesure, ni de la durée exacte de la suspension. Le régulateur a rappelé que la liberté d’expression demeure un droit fondamental, mais qu’elle doit s’exercer dans le respect des lois nationales et internationales en vigueur.

Lire aussi: Gabon : le président Oligui à l'école pour mettre fin à la grève des enseignants

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