La Guinée équatoriale et le Cameroun ont signé ce 3 février l’accord d’exploitation conjointe (unitization agreement) du projet gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, à leur frontière maritime dans le Golfe de Guinée, un champ opéré par Chevron et estimé à 2,5 trillions de pieds cubes (Tcf) de gaz. La cérémonie s’est tenue au Palais du Peuple à Malabo, sous la présidence du vice-président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang Mangue. Le texte a été signé par les responsables des hydrocarbures des deux États, puis par les représentants de Chevron, de GEPetrol et de la SNH.
L’accord fixe les modalités techniques et commerciales permettant de développer le gisement comme une seule unité, malgré sa localisation sur deux juridictions, afin d’optimiser les investissements et de partager la production entre les deux États. 84% des ressources du gisement sont situées côté camerounais et 16% côté équato-guinéen.
Les autorités des deux pays avaient déjà présenté à Yaoundé, en novembre, un schéma de développement reposant notamment sur deux pipelines d’exportation, l’un vers le centre de traitement de Bipaga (Cameroun), l’autre vers les installations de Punta Europa en Guinée équatoriale. Le projet prévoit également une plateforme de traitement et plusieurs puits offshore.
« Le projet Yoyo-Yolanda est au cœur de la stratégie de Chevron visant à soutenir l'approvisionnement à long terme en gaz naturel liquéfié et à tirer parti des infrastructures existantes à Alen et Punta Europa », a déclaré Jim Swartz, directeur général de Chevron Nigeria et de la région Afrique centrale, dans un communiqué.
Ce projet intervient alors que les deux États subissent une érosion continue de leurs recettes pétrolières, affectées par la baisse de production liée au vieillissement des champs, le recul des cours internationaux et l’instabilité du dollar.
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