>> Lire aussi - Cacao-café: une niche de métiers sous-explorée au Cameroun
« Depuis que le pays s’est lancé dans la production de cacao au XVIIIe siècle, c’est la première fois qu’un prix minimal va être fixé »,explique une presse locale ghanéenne. Dans les années 80, la Côte d'Ivoire avait tenté déjà de le faire seule, en stockant les fèves, mais comme elles ne se conservent pas indéfiniment, le président Félix Houphouet Boigny avait fini par céder et les cours s'étaient effondrés. A l’heure actuelle, le marché va mieux, la demande de cacao est forte, la récolte risque d'être inférieure en Afrique de l'Ouest dès octobre prochain, les cours sont donc plutôt bons en ce moment. Et l'industrie chocolatière reconnaît elle-même que les producteurs devraient être mieux payés. Le Ghana et la Côte d'Ivoire aimeraient que ce niveau se maintienne encore l'année suivante pour pouvoir payer correctement les producteurs à partir de 2020. D’autant plus que, les producteurs sont victimes de la chute des cours antérieurs.
>> Lire aussi - Le Cameroun vise un taux transformation du cacao de 50% en 2020
Au Cameroun, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce (Mincommerce) s’était particulièrement montré virulent devant les acteurs du commerce international de la fève en avril 2017 lors d’une conférence à Berlin. « Nos producteurs n’en peuvent plus. Ils meurent à petit feu, acculés par des prix aussi bas, qui frisent l’esclavagisme. Et dire que nous sommes au 21ème siècle ! Je me répète volontiers en insistant sur le fait que le niveau actuel des cours est tout simplement insupportable, des cours qui menacent la survie même de la frange la plus importante de nos populations», avait-il dit.









