Conjoncture
A la Une

Génie Civil: l’Ordre des ingénieurs en guerre contre les  filières illégales dans les instituts privés

Le Président national de cette institution tire la sonnette d'alarme contre les établissements d'enseignement supérieur qui mènent des activités au mépris de la réglementation en vigueur.

Kizito Ngoa est formel. Le Président de l’Ordre national des ingénieurs du génie civil du Cameroun (ONIGC) dénonce l’ouverture des filières en génie civil, dans plusieurs Instituts privés d’enseignement supérieur (IPES). Filières ouvertes, d’après cet ingénieur, «sans disposer des Arrêtés de création et d’ouverture tels que prévus par la réglementation en vigueur en République du Cameroun». 

Face à la montée du phénomène, Kizito Ngoa attire par conséquent l’attention des parents et élèves sur le fait que sans ces textes fondateurs, «la nullité de tous autres actes subséquents s’entend de jure». 

Placé sous la tutelle du Ministère des travaux publics, l’Ordre national des ingénieurs du génie civil du Cameroun a, en effet, pour missions de veiller au maintien des principes de moralité et de dévouement indispensables à l’exercice de la profession. Mais aussi de veiller à la promotion de la profession. Par ailleurs, l’Onigc assure des missions de contrôle et de surveillance en matière de professionnalisme et d’expertise en Génie Civil au Cameroun.

Lire aussi : Génie civil : le Matgénie réclame des créances de plus de 900 millions de F au Mintp

Tout en soulignant qu’«un Master professionnel n’est pas un diplôme d’ingénieur»,  Kizito Ngoa, dans le cadre de ses missions, rappelle la liste des structures habilitées à dispenser in situ, la formation initiale d’Ingénieur de Génie Civil. Il s’agit des Écoles nationales supérieures polytechniques de Yaoundé, Douala, Maroua et Bamenda, l’École nationale supérieure des travaux publics de Yaoundé, et Saint Jérôme Polytechnic  de Douala. La sortie de l’Ordre national des ingénieurs du génie civil du Cameroun intervient au moment où l’actualité sur l’effondrement des immeubles défraie la chronique: ce 28 juillet 2022 au quartier Deido à Douala, ou le 4 juillet 2022 à Ngousso, un quartier de Yaoundé. 

Lire aussi : Batimat 2019 : des ingénieurs du génie civil Camerounais refoulés

Si d’après Kizito Ngoa, le nombre d’effondrement d’immeubles est en nette régression, ce dernier rattache la cause de ces drames au fait que les propriétaires de ces bâtiments, qui relèvent pour la plupart des chantiers privés, ne font pas appel au professionnalisme et à l’expertise des ingénieurs de génie civil: «pourtant, il est important de mettre tout le dispositif nécessaire en place pour que le projet soit un succès», ajoute le Président de l’Ordre national des ingénieurs du génie civil. À la veille des rentrées scolaires et académiques, l’Ordre national des ingénieurs du génie civil du Cameroun n’exclut pas, avec le concours des pouvoirs publics, des descentes musclées contre les instituts privés d’enseignement supérieur qui exercent en marge de la réglementation. 

Lire aussi : Infrastructures routières : la Belgique veut booster l’acquisition en matériel de génie civil

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page