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Gouvernance : Pourquoi le FMI a rejeté le plan de restructuration de 5 banques en faillite

Le gouvernement camerounais a présenté en septembre 2017 un plan qui manquait d’éléments importants comme les projections financières et une bonne valorisation des portefeuilles de prêts improductifs.

Dans son rapport sur le Cameroun le 16 janvier, le Fonds monétaire international (FMI) révèle que, dans le cadre du programme économique triennal (2017-2019), le Cameroun a manqué un repère structurel. Notamment celui qui concerne la restructuration de cinq banques camerounaises, dont deux connues (Banque des PME, CBC), actuellement dans le rouge. « Le repère structurel d’août [2017], concernant le plan de résolution des banques en difficulté, n’a pas été respecté ; le plan reçu en septembre manquait d’éléments importants comme les projections financières et une bonne valorisation des portefeuilles de prêts improductifs », rapporte l’institution financière. Qui ajoute que par conséquent, les services du FMI et les autorités sont convenus qu’un plan révisé visant à minimiser les coûts budgétaires et à se conformer à la réglementation de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) serait élaboré en concertation avec les services du FMI (nouveau repère structurel). Les autorités camerounaises ont convenu que le plan de résolution des banques en difficulté doit être renforcé tout en limitant les coûts budgétaires. Dans l’attente d’une réponse de la Cobac, les services du FMI et les autorités camerounaises ont proposé de repousser ce repère structurel d’août 2017 à juin 2018, afin de renforcer les capacités de la Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC) à travers une assistance technique du FMI et d’ajouter à la stratégie une analyse approfondie de toutes les options qui pourraient être envisagées afin d’en minimiser les coûts budgétaires.

La révélation sur les cinq banques camerounaises en faillite a été faite par Mitsuhiro Furusawa, le directeur général adjoint (DGA) du FMI en visite au Cameroun du 14 au 15 septembre 2017. « Cinq banques de petite taille et non importantes pour le système sont insolvables ; la plupart le sont depuis de nombreuses années », avait lâché Mitsuhiro Furusawa. Le DGA s’est bien gardé de citer nommément les noms de banques insolvables de peur de créer la panique. Il s’est juste contenter d’indiquer à l’adresse des autorités camerounaises : « Votre secteur bancaire s’est montré jusqu’à présent résilient face à la crise. Mais il existe des signes de tension. La liquidité diminue et les prêts improductifs sont en hausse ».Mitsuhiro Furusawa avait alors indiqué que, les autorités camerounaises ont commencé à chercher à remédier à la situation des banques insolvables et à réduire les prêts improductifs.

La Rédaction EcoMatin

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