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Grand dialogue national : auto-exclusion des principaux chefs séparatistes radicaux

Jusqu’aux derniers instants avant le lancement du Grand dialogue national, l’on avait espéré leur présence à Yaoundé. Mais, ils ont maintenu leur position de ne pas participer aux débats. Préférant laisser les anglophones modérés le faire.

Ils étaient attendus. Et malgré les appels à eux lancés sous multiples formes, ils n’ont pas fait le déplacement du Palais des Congrès de Yaoundé. Les principaux groupes sécessionnistes ont décliné l’offre du président de la République Paul Biya, de participer au Grand dialogue national dont le but est de ramener la paix et la tranquillité dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Leur absence a en effet été remarquée, au contraire de la présence certaines personnalités anglophones modérées.

Parmi ces extrémistes, Mark Bareta avait été présenté par les autorités camerounaises comme celui ayant montré le plus de volonté pour une ouverture. Sauf qu’au dernier moment, vendredi 27 septembre, il s’est rebiffé. Pour lui, « la seule façon de mener de véritables négociations était de le faire sur un terrain neutre ».

En tout, 16 leaders séparatistes anglophones, résidant essentiellement à l’étranger, avaient été conviés. Il s’agit des chefs de groupes armés tels qu’Ebenezer Akwanga de l’AFP et Cho Ayaba. S’adressant à l’Agence France Presse, M. Akwanga a déclaré que le Cameroun veut jeter de la poudre aux yeux de la communauté internationale en organisant ce Grand dialogue national. Dans les faits, les séparatistes veulent bien discuter avec le gouvernement camerounais, mais ont plusieurs exigences : en plus d’un cadre neutre pour les discussions, ils demandent la présence d’un médiateur international et l’inscription des termes de la séparation comme principal (voire unique) point à l’ordre du jour.

Cette auto-exclusion est déplorée par certains observateurs selon qui, la politique de la chaise vide donne l’impression que les séparatistes ne veulent pas la résolution de la crise. L’on soutient ici et là que le chef de l’Etat ayant fini par manifester sa volonté de mettre fin à la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest en convoquant ce Dialogue en mi-septembre, les séparatistes devaient accepter la main tendue. Selon des sources généralement bien introduites au sein du sérail, des négociations avaient d’ailleurs été menées secrètement dans cet objectif. Malheureusement, cela n’a pas abouti.

La défection des séparatistes radicaux au Grand dialogue national a cependant été diluée par la présence des anglophones modérés. A l’exemple du cardinal Christian Tumi. L’archevêque émérite de Douala n’a jamais cessé de placer son espoir en cette rencontre depuis sa convocation, le 10 septembre dernier. Lundi, il était d’ailleurs assis près de Ni John Fru Ndi, président du Social Democratic Front (SDF), principal parti de l’opposition au Cameroun, satisfait que des jeunes aient laissé tomber les armes pour venir discuter. Lesquels, représentés par une vingtaine d’ex-combattants anglophones, ont invoqué le pardon, tout en justifiant leur radicalisation par « la marginalisation » dont ils sont victimes.

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