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Mais sur le terrain, les produits locaux ont du mal à se positionner sur le plan de l’attractivité, dans un monde où le consommateur se veut de plus en plus exigeant et la compétition rude. Du coup, on a beau se féliciter de l’augmentation du nombre des grandes surfaces dans les grandes villes et dans certaines villes secondaires, les produits agroalimentaires et manufacturés importés continuent d’y occuper 82% des rayons. C’est pourquoi on peut regretter que le gouvernement soit encore à lambiner sur la mise en œuvre de sa politique de labellisation dont il est pourtant conscient qu’elle constitue un instrument privilégié de promotion et de protection des produits locaux. Il est question ici d’attribuer à ces produits un label de qualité ou un signe d'authentification, qui apporte des garanties spécifiques aux consommateurs, à la fois sur le respect des normes de qualité et sur la provenance et l’origine des produits. Connue sous le nom de label « Origine Cameroun certifiée », cette politique est inspirée de la démarche de labellisation dénommée « Origine France garantie » (Ofg), qui a pour objectif de favoriser la compétitivité des entreprises produisant en France, en leur proposant une démarche professionnelle, structurée et crédible, pour leur permettre de démontrer les vertus de leurs produits sur le marché intérieur, comme à l’exportation, et de fournir au consommateur une information fiable et sincère sur l’origine et la fabrication desdits produits. Elle a permis la croissance des exportations françaises de 5,36% et le recul du déficit du solde commercial de 13,74% en moyenne par an entre 2010 et 2015.

