En Guinée équatoriale, le gouvernement et le groupe italien Eni ont signé le 5 février 2026 un accord de licence de reconnaissance sur les hydrocarbures. Le ministre des Mines et des Hydrocarbures, Antonio Oburu Ondo, a indiqué que cette coopération vise à accélérer la mise en œuvre des projets et à renforcer le partenariat avec les opérateurs internationaux. « En passant rapidement des accords à la mise en œuvre et en travaillant avec des partenaires mondiaux, le pays construit un secteur énergétique qui apporte de la valeur aux citoyens et aux investisseurs », a-t-il déclaré.
À Malabo, ce type de licence autorise des études géologiques et techniques préliminaires afin d’évaluer le potentiel pétrolier et gazier d’une zone avant l’attribution éventuelle d’un permis d’exploration. Eni réalisera donc des travaux d’analyse pour identifier des zones prospectives avant d’éventuels forages. Les blocs concernés n’ont pas été rendus publics. Cependant, l’accord marque l’entrée d’Eni en Guinée équatoriale, son deuxième marché en zone CEMAC après le Congo. Il s’inscrit dans la continuité d’échanges engagés lors du sommet Italie-Afrique tenu à Rome fin janvier 2024, au cours duquel la partie équatoguinéenne a évoqué le champ de Zafiro.
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Cette initiative intervient alors que la production nationale d’or noir décline fortement en raison du vieillissement des champs et du retrait de plusieurs opérateurs, parmi lesquelles Exxon Mobil et Marathon Oil. Elle est passée d’environ 244 000 barils par jour en 2023 à moins de 60 000 barils par jour en 2025 selon l’OPEP. Selon les récents chiffres officiels, les hydrocarbures représentent 80,5 % des recettes publiques, 39 % du PIB et 76 % des exportations du pays.
Pour relancer l’investissement dans le secteur, l’État a adopté en 2024, le décret n°100/2024 qui renforce la sécurité juridique des compagnies pétrolières et encadre l’exécution des décisions judiciaires. C’est ainsi qu’elle a enregistré l’arrivée du géant américain Conoco Philipps en 2024. Par ailleurs, le pays prépare une nouvelle campagne d’attribution de nouvelles licences « EG Ronda » portant sur 24 blocs pétroliers, avec des conditions fiscales révisées, dont une baisse de 10 % de l’impôt sur les sociétés.
Pour Eni, l’accord consolide sa présence africaine. Le groupe opère déjà dans 13 pays du continent où se situe plus de la moitié de sa production et une part importante de ses réserves, notamment dans des projets gaziers et industriels liés à l’énergie.
Rappelons que cette signature entre Malabo et Eni intervient après une semaine mouvementée, marque par un accord avec Chevron sur le champ gazier d’Aseng et l’accord d’unisation du projet gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda avec le Cameroun les 3 et 4 février derniers.
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