Selon un récent rapport du Fonds monétaire international (FMI), la contribution de la Guinée Equatoriale aux avoirs extérieurs nets (AEN) à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a été « négative » en 2025. La preuve, « à fin août 2025, les avoirs extérieurs nets imputés du pays à la BEAC s’élevaient à 370 milliards FCFA, contre 474 milliards FCFA à fin décembre 2024 ». Cette érosion représente une chute brutale de 104 milliards FCFA (-22 %) en seulement huit mois.
Si le FMI tempère en soulignant que ce rythme est moins alarmant que celui de l'exercice 2024 — qui avait vu s'évaporer 380 millions de dollars soit plus de 210 milliards FCFA —, l'institution prévient que ce chiffre « ne reflète pas encore l’impact de la diminution attendue des exportations d’hydrocarbures dans les derniers mois de 2025 ». Les signes avant-coureurs sont pourtant bien là : au troisième trimestre 2025, l’Institut national de la statistique de Guinée Equatoriale (INEGE) enregistrait déjà une chute des recettes pétrolières, tombées à 178,2 milliards FCFA contre 255,2 milliards FCFA à la même période en 2024.
Dans une économie où le pétrole pèse pour environ 80 % des recettes budgétaires, cette mévente se reflète sur les entrées de devises et fragilise la position de Malabo au sein de la zone CEMAC. Cette régression impacte probablement sur les réserves communes de la sous-région qui, selon la BEAC, devraient reculer de 2,6 % pour s'établir à 6 377,3 milliards FCFA à fin 2025.
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Les perspectives à court terme restent sombres. Le FMI anticipe que « la pression sur les réserves de change de la BEAC se poursuivra à court terme », précisant que « les décaissements limités de la dette extérieure au cours du premier semestre 2025 suggèrent un compte financier plus faible et une plus grande pression sur les réserves en 2025 par rapport aux attentes ».
Pour rappel, d'après la Banque mondiale, les avoirs extérieurs nets désignent le total net des avoirs extérieurs détenus par les autorités monétaires et les banques d'un pays, moins les engagements extérieurs de ces entités.
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