Le taux d’inflation en Guinée équatoriale s’est établi à 2,4 % en janvier 2026, contre 3,4 % un an plus tôt. Selon le rapport publié le 17 février par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Inege), ce niveau demeure inférieur au seuil communautaire de 3 % fixé par la CEMAC, « dans le cadre de son mécanisme multilatéral de surveillance ». En glissement annuel, l’indice des prix à la consommation progresse toutefois de 3,4 %, tandis que l’inflation sous-jacente se stabilise à 3,0 %.
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Cette évolution reste principalement tirée par cinq postes de consommation. Selon ledit rapport, les Produits alimentaires et boissons non alcoolisées affichent une hausse de 1,1 %, sous l’effet notamment du renchérissement de la viande de zébu (+9,5 %), du poisson et produits secs ou fumés (+5,1 %), du pain (+3,9 %) et de la volaille (+4,1 %). Le poste transport demeure également sous tension (+5,1 %), porté par l’augmentation des prix du transport maritime et fluvial (+11,3 %), du transport aérien de passagers (+10,7 %) et des véhicules à moteur (+10 %).
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Les autres contributions inflationnistes concernent les « Boissons alcoolisées et tabac » (+2,9 %), en lien avec la hausse des prix des spiritueux (+6,8 %) et des vins (+6,6 %), ainsi que les « Restaurants et hôtels » (+3,0 %) et la « Santé » (+3,7 %), tirée par les services hospitaliers (+7,6 %) et dentaires (+11,5 %).
Comparée à janvier 2025, où l’inflation atteignait 3,4 % et dépassait la norme communautaire, la performance enregistrée en janvier 2026 traduit un ralentissement plus net des pressions sur les prix. Une dynamique qui confirme, selon l’Inege, une normalisation progressive de l’environnement inflationniste, même si certaines fonctions de consommation restent exposées à des chocs sectoriels.

