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Guinée équatoriale : une hausse de 75 FCFA sur le litre de carburant attendue fin février 2026

La Guinée équatoriale prévoit une nouvelle hausse de 75 FCFA des prix des carburants dès fin février 2026, dans le cadre de la réduction progressive des subventions exigée par le FMI.

Publiée mardi 10 février 2026 à 13:20:41Modifiée mardi 10 février 2026 à 13:20:42Temps de lecture 3 minPar Marius Zogo

La Guinée Equtoriale

Moins d’un an après le réajustement du 17 mars 2025, l’État de Guinée équatoriale s’apprête à augmenter de nouveau les prix des carburants à la pompe. Selon le rapport de la troisième revue du Programme de suivi par les services (SMP) publié par le Fonds monétaire international (FMI), « le gouvernement prévoit désormais de commencer à réduire les subventions sur les carburants au début de 2026 (proposée pour fin février 2026) par une augmentation de prix plus modérée de 75 FCFA ». Si cette mesure est entérinée, le litre de super passerait à 720 FCFA (+11,6 %) et celui du gasoil à 595 FCFA (+14,4 %). D’après les projections du FMI, cet ajustement générerait une économie de 0,4 % du PIB non pétrolier, comblant ainsi un tiers de l’écart entre le prix à la pompe et le coût réel.

Lire aussi : Guinée Équatoriale : la balance commerciale se dégrade de 40% à 1 185 milliards FCFA en 2024

Cette approche prudente remplace la hausse initialement prévue de 150 FCFA dès septembre 2025, que le gouvernement a choisie de reporter afin d’éviter une flambée des tarifs du transport public et de protéger le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu, en l’absence de « mesures efficaces de protection sociale identifiées et mises en place ». Pour accompagner cette transition, Malabo prévoit des mesures d’accompagnement, notamment des subventions directes aux transporteurs afin de geler les tarifs, ainsi que l’accélération de l’adoption d’une loi sur la protection sociale.

Par ailleurs, pour compenser le coût fiscal de ce report, estimé à 20 milliards FCFA, l’État a maintenu une discipline budgétaire sur le reste de l’année 2025, en limitant notamment les dépenses d’investissement à environ 20 milliards FCFA. La réforme des prix à la pompe, exigée par l’institution de Bretton Woods dans plusieurs pays sous programme, intervient après la validation, le 16 décembre dernier, de la troisième revue du SMP, ouvrant la voie à une future assistance financière.

Lire aussi : Guinée Équatoriale : le gouvernement va réduire de 70% la subvention au carburant en 2024

L’enjeu reste majeur pour les finances publiques : après avoir coûté 100 milliards FCFA en 2023, les subventions aux carburants devraient reculer à 30 milliards en 2024, une étape jugée indispensable pour maîtriser les dépenses dans un contexte de baisse structurelle des revenus pétroliers. « Les autorités prévoient de supprimer progressivement les subventions au carburant par des ajustements de prix progressifs », précise le FMI.

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