>> Lire aussi - Consommation: le Cameroun importe l'huile de palme du Gabon
En janvier 2015, pourtant, l’ex-ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Essimi Menye, avait mis sur pied un projet triennal de plantation de 30.000 hectares de palmier à huile sur la période 2015-2017. Ceci représente la moitié des exploitations cumulées des grandes unités industrielles telles que la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), la Cameroon Development Corporation (CDC), etc. Il signera, le 16 du même mois, une convention avec l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) en vue de produire fournir au ministère 6 millions de noix de palmiste sur les trois ans pour la production des plants à haut rendement - trois tonnes d’huile à l’hectare. S’il avait été implémenté, le Cameroun aurait à ce jour un apport productif de 90.000 tonnes sur notre production actuelle.
>> Lire aussi - Léger recul du chiffre d'affaire de la safacam en 2018
En 2012, l’Agence de promotion des investissements (Api) avait annoncé l’intention du groupe américain Cargill, actif au Cameroun dans le secteur du cacao, d’investir 200 milliards Fcfa dans la culture du palmier à huile. Ce projet n’a jamais pris corps. Après avoir été au premier rang des producteurs d’huile de palme brute en Afrique, le Cameroun est aujourd’hui quatrième derrière le Nigeria (970 000 tonnes), le Ghana (520 000 tonnes) et la Côte d’Ivoire (480 000 tonnes). A l’origine de cette dégringolade, le vieillissement des plantations, les changements climatiques, entre autres facteurs.

