En Guinée Équatoriale, la compagnie pétrolière et gazière nationale Gepetrol, repreneur des actifs d’ExxonMobil et le ministère des Mines et des hydrocarbures, envisageraient de faire appel aux services de géants américains du secteur, tels que les sociétés de services pétroliers SLB, anciennement Schlumberger Limited et Halliburton pour améliorer les capacités de production du champ pétrolier de Zafiro, situé au large du pays. Selon une source consultée par Ecomatin, ces prestataires de classe mondiale de services pétroliers à destination des industries d'exploration et de production de pétrole et de gaz, pourraient décrocher un contrat d'une valeur estimée à 350 millions de dollars, soit environ 214,5 milliards de Fcfa, un montant qui correspond au contrat signé en avril dernier entre l’Etat équatoguinéen et la société d’ingénierie londonienne Petrofac pour les mêmes services concernant ce gisement pétrolier. Bien que les modalités exactes de cette éventuelle collaboration ne soient pas encore connues, les autorités équato-guinéennes souhaiteraient ainsi renforcer les compétences techniques sur ce site afin de doper les capacités de production globale du pays en berne.
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En effet, le secteur pétrolier de Guinée Equatoriale, confronté à une forte volatilité des prix et de la production, traverse une période de transition complexe. Après la cession du champ de Zafiro par ExxonMobil, qui représentait 70% de la production nationale, les nouvelles autorités peinent à maintenir le niveau de production initiale, oscillant entre 40 000 et 100 000 barils par jour. Malgré les efforts d'optimisation et de modernisation initiés par l'État, notamment en confiant l'exploration et le développement de Zafiro à Petrofac, la production a significativement chuté pour atteindre aujourd'hui environ 22 000 barils par jour. Cette baisse s'expliquerait par le vieillissement du gisement et par les difficultés rencontrées dans la collaboration entre l’Etat avec Petrofac. S’approchant ainsi de SLB et Halliburton, l’Etat cherche ainsi activement à redresser la situation et à optimiser l'exploitation de ce champ pétrolier.
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Un champ vieillissant en maintenance
Il faut noter que cette mutation envisagée intervient dans un contexte où GEPetrol, a élaborée un plan de développement en plusieurs phases pour étendre la production du champ de Zafiro dans le bloc B offshore, estimé à contenir 2,5 milliards de barils de pétrole brut et 3 300 milliards de pieds cubes de gaz naturel. En tant que nouvel exploitant, l’entreprise prévoit trois phases. La phase 1 sera mise en œuvre au début de l’année 2025 et comprendra la reconnexion de certains puits qui produisaient auparavant via des raccordements à l’unité de production flottante (FPU) de Zafiro Producer. L’opérateur précédent, Exxon Mobil, a dû arrêter sa production en 2022 en raison de l’expiration de son contrat de partage de production avec le gouvernement et l’entrée d’eau dans le FPU. La deuxième phase, menée en parallèle de la première phase, comprend des mesures de production et d’optimisation des coûts. La phase 3, à partir de 2025, impliquera un réaménagement du champ, dont la production a commencé en 1996. GEPetrol a pris la direction du bloc B cette année suite.
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Rappelons que la Guinée Équatoriale, fortement dépendante des revenus pétroliers (plus de 90% des recettes publiques), a vu sa production d'or noir baisser de manière significative depuis 2010, passant de 306 000 barils par jour à 118 000 en 2022. Face à ce déclin, le gouvernement équato-guinéen, en collaboration avec la compagnie nationale GEPetrol, a mis en œuvre plusieurs stratégies pour relancer le secteur.
Ces dernières années, GEPetrol a signé de nouveaux contrats de partage de production avec des compagnies internationales, notamment Chevron, Panoro Energy et Africa Oil Corp. Ces partenariats visent à développer de nouveaux gisements et à prolonger la durée de vie des champs existants, tels que Ceiba et Okume. Bien que les effets de ces nouveaux contrats ne soient pas encore pleinement visibles, ils sont considérés comme des éléments clés pour stabiliser et, à terme, augmenter la production pétrolière du pays.

