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Cette mesure permet ainsi à l’Etat, non seulement de faire des économies de l’ordre de 350 millions Fcfa sur l’achat de carburant nécessaire au fonctionnement des centrales thermiques de Yassa (Douala), Ahala et Oyomabang (Yaoundé), de Bertoua, etc., en attendant la mise en service officielle du barrage hydroélectrique de ce barrage d’ici fin 2021, mais elle réduit également le déficit énergétique du Cameroun qui est évalué à plus de 100 MW par jour.
Aussi pragmatique qu’elle puisse paraître, cette mesure du Minee pose cependant problème. L’Unité opérationnelle du projet Memve’ele n’a pas le statut juridique qui lui permette d’exploiter ce barrage. Ce qui signifie que le ministre est hors-la-loi dans cette mise en service déguisée...Aussi pragmatique qu’elle puisse paraître, cette mesure du Minee pose cependant problème. L’Unité opérationnelle du projet Memve’ele n’a pas le statut juridique qui lui permette d’exploiter ce barrage. Ce qui signifie que le ministre est hors-la-loi dans cette mise en service déguisée, d’autant que l’infrastructure n’a pas été réceptionnée. Si l’objectif du gouvernement est que Memve’ele devienne exploitant du barrage, il devrait lui être attribué le statut qui sied à cette qualité.
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A côté de ce défaut de qualité d’exploitant statutaire, il va se poser le problème de la maintenance. Si d’aventure une turbine de l’ouvrage venait à être endommagée, Memve’ele a-t-il les moyens de la faire réparer ? En l’état actuel des choses, l'ouvrage est censé n’être encore qu’un chantier, étant donné que le procès-verbal de rétrocession définitive n’a pas encore été dressé. Tout incident qui pourrait de ce fait intervenir sur l’ouvrage sera imputé à ceux qui en ont ordonné la mise en service.

