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Hygiène et salubrité : au Cameroun, la régie annoncée à Douala pour le premier semestre peine à voir le jour

En l’absence de ce dispositif présenté comme une solution pérenne, il s’observe un regain d’insalubrité dans la capitale économique du pays.

Publiée mercredi 24 juillet 2024 à 16:29:16Modifiée mercredi 24 juillet 2024 à 16:29:21Temps de lecture 3 minPar Marius Zogo

Les autorités sur le terrain pour une campagne de sensibilisation

Douala, la capitale économique du Cameroun se caractérise ces dernières semaines par un regain d’insalubrité. Des dépôts d’ordures ménagères jonchent plusieurs artères de la rue à l’instar de Ndog-Passi dans le 3e arrondissement de la ville. Le fait n’est pas singulier dans la mesure où, le Maire de la Ville de Douala Roger Mbassa Ndine dans une interview accordée à la Crtv (radio nationale) le 20 janvier 2024, précisait que les ordures produites sont de l’ordre de 2 700 tonnes par jour alors qu’à peine 30% sont ramassées.

Pour juguler cette situation, le magistrat de la ville annonçait alors pour le premier semestre 2024, la mise en service de la Régie de la propreté urbaine (RPU). Créée en juillet 2023, cet outil qui viendrait pallier les insuffisances de la société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) peine à voir le jour. A la communauté urbaine de Douala (CUY), on ne croit pas bien maitriser ce dossier « qui se gère en hauts lieux », souffle une source à l’interne. Pourtant, une fois fonctionnelle, la régie aura pour principales missions : la planification et l’organisation des horaires et les jours de nettoyage et de collecte de déchets dans les zones cibles, etc même si elle n’interviendra que de façon ciblée selon le Maire.

Des impayés dus aux prestataires

Le 24 juillet 2023, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute a clarifié la répartition du produit issu du droit d’accise en matière de gestion des ordures ménagères. Les villes de Douala et de Yaoundé réputées de cosmopolites devraient alors bénéficier chacune de 17,5% de ce produit (le plus fort pourcentage, Ndlr). Ce qui sonnait comme une solution au financement lié à la gestion d’ordures ménagères. Toutefois, un an après, la situation semble perdurer.

Lire aussi : Hygiène et salubrité: la CUD créée une Régie de propreté urbaine pour pallier aux insuffisances d'Hysacam

D’après Hysacam ; principale entreprise chargée du ramassage des ordures dans les grandes villes camerounaises, les impayés sont à l’origine du débrayage observé. « Les problèmes d’insalubrité rencontrés dans les villes sont principalement liés à des contraintes financières. Hysacam fait face à une situation régulière de créances avec des arriérés correspondant parfois à 06 mois de prestation. Le poids de ces créances induit par conséquent des perturbations du service de propreté, qui sollicite une haute intensité industrielle et humaine pour satisfaire les besoins des métropoles. Dans une ville cosmopolite comme Douala, où on note une croissance démographique exponentielle, il est impératif de garantir chaque jour, la disponibilité d’une flotte d’une centaine de camions qui nécessitent en permanence du carburant et des pièces détachées pour leur entretien », confie une source à l’interne.

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