elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Importations : de nouvelles valeurs minimales imposables pour certains produits

La décision prise le 24 avril dernier par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze concerne notamment les poissons congelés, le lait concentré sucré, l’huile de palme brute, le sucre raffiné de canne ou de betterave en poudre, etc.

Publiée lundi 6 mai 2019 à 19:10:09Modifiée lundi 6 mai 2019 à 19:10:09Temps de lecture 4 minPar EcoMatin

importations 2
La valeur transactionnelle ne sera donc plus la seule base de calcul du droit de douane. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, vient en effet, à travers une décision signée le 24 avril dernier, de fixer de nouvelles valeurs minimales imposables pour  certains produits. C’est le cas des produits comme les poissons congelés, le lait concentré sucré, l’huile de palme brute, le sucre raffiné de canne ou de betterave en poudre, etc. Soit en tout 60 produits. Il faut noter que dans le système d’évaluation en douanes, la norme internationale est l'évaluation du droit de douane sur la base de la valeur transactionnelle. Ce qui signifie que lorsque l'on importe un produit, le droit de douane est calculé sur la base du prix d'achat déclaré et justifié par la facture du fournisseur. Cette décision du Minfi apporte donc une dérogation à ce principe pour les produits concernés. Ce qui signifie que désormais, la valeur transactionnelle ne sera prise comme base de calcul du droit de douane que si elle est supérieure au montant indiqué. Dans le cas contraire, ce sont les valeurs minimales découlant de la décision qui seront prises comme base de calcul du droit de douane.

>> Lire aussi - Balance commerciale: comment réduire les importations du Cameroun ?


Comme l’explique Jacquis Kemleu Tchapgou, le secrétaire général de l’Association des raffineurs des oléagineux (Asroc), cette décision pourrait avoir des avantages en termes économiques et commerciaux. Notamment, la limitation des sous évaluations des importateurs, la protection de la production locale pour certains opérateurs et le relèvement éventuel de recettes douanières. Mais ajoute-t-il, ceci n’est possible que si cette décision s’appuie sur les structures des coûts de la production des matières premières et des produits finis, sur des études spécifiques sur les filières concernées. Car, pour une filière comme celle des oléagineux, cette décision touche négativement cette filière notamment dans son segment de la 2ème transformation. Car, comment comprendre qu’à ce jour, ayant une production d’huile de palme brute cruellement déficitaire, avec une capacité de transformation de plus de 1 050 000 tonnes et une production nationale de près de 260 000 tonnes, le gouvernement fixe un prix de référence de 750 Fcfa/kg à l’importation de cette matière première, qui se situe au-dessus du prix sur le marché mondial évalué à ce jour à moins de 350 Fcfa/kg et localement à 450 Fcfa/kg ? S’interrogent les acteurs de cette filière.

>> Lire aussi - Huile de palme: le déficit de production du Cameroun se creuse à 700.000 tonnes


Plus grave encore, par rapport à la compétitivité de l’économie camerounaise, comment vendre le savon produit localement avec une huile de palme brute ayant coûtée 750 Fcfa/kg à l’entrée du territoire du Gabon voisin où cette même matière première coûte 390 Fcfa/kg? Il faut relever que l’importation de cette matière première ne concerne que le déficit estimé à 130 000 tonnes permettant aux industries de fonctionner à 50% de leur capacité, à préserver dès le mois de juillet, période de baisse totale de la production. Il faut préciser que cette filière est la 3ème en termes d’équilibre de la balance commerciale avec la capacité d’exporter de son segment de la transformation. Une concertation sérieuse entre les acteurs sociaux, explique-t-on, aurait permis de tabler non seulement sur l’huile de palme brute mais également sur celui de la stéarine qui est une autre matière première importante de cette filière pouvant véritablement faire mal à l’économie camerounaise parce que disponible au Gabon voisin à un prix largement inférieur à celui localement pratiqué.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
La suite après cette publicité
ecomatin magazine n3

EcoMatin Magazine international est disponible
Pour lire ce numéro cliquez ici

  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Importations : de nouvelles valeurs minimales imposables pour certains produits
Minfi Louis Paul Motazehuile de palmeimportationJacquis Kemleu TchapgoudoaunesArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

WhatsApp Image 2026-09-15 at 12.26.25Politiques PubliquesGabon : un audit gouvernemental ramène la dette publique de 84,6 % à 68,9 % du PIBUn audit fait baisser la dette publique de plus de 2 000 milliards de FCFA et permet au Gabon de se conformer enfin au critère de convergence de la CEMAC, alors que le pays négocie un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI).il y a 9 heuresCONGO-POLITICS-ELECTIONPolitiques PubliquesCongo : pétrole et gaz pourraient propulser la croissance à 6,9 % en 2027Le Congo table sur un bond de la croissance économique à 6,9 % en 2027 mais redoute quatre chocs qui pourraient priver l'État de recettes considérables à partir de fin 2026.​il y a 1 jourPêche industriellePolitiques PubliquesPêche : Malabo veut imposer aux industriels de vendre 25 % de leurs prises localementMalabo veut mieux capter les retombées de la pêche industrielle et réduire sa dépendance aux importations de produits de la mer.il y a 1 jourCapture d’écran 2026-09-14 à 12.59.38Politiques PubliquesDette : le Cameroun explore les Panda Bonds, Samurai Bonds et Sukuk pour élargir ses financementsLe Cameroun étudie l'émission d'instruments de dette libellés en devises asiatiques, voire un Sukuk islamique, pour élargir sa base d'investisseurs au-delà des eurobonds traditionnels.​il y a 1 jourWhatsApp Image 2026-09-14 at 09.42.37Politiques PubliquesCameroun : Louis-Paul Motazé en opération séduction à Londres pour reconquérir les investisseursRéuni à Marlborough House avec les partenaires financiers du Commonwealth, le ministre camerounais des Finances a présenté un pays « diversifié » et « moins dépendant du pétrole », dans l'espoir de mobiliser une part des 57 milliards d'euros de projets prioritaires de sa Stratégie nationale de développement (SND30).il y a 1 jourLe président tchadien Mahamat Idriss DébyPolitiques PubliquesS&P maintient la note « B-/B » du Tchad, salue des perspectives économiques « solides »L'agence de notation américaine salue la vigueur retrouvée de la production pétrolière, minière et agricole, ainsi que les premiers effets des réformes fiscales.​il y a 1 jour

Articles similaires

imagesBanques et FinanceCameroun : en 4 ans, les assureurs-vie ont doublé leur exposition aux titres publicsLa dette publique est devenue le premier placement des assureurs-vie camerounais. Une concentration qui augmente aussi leur sensibilité au risque souverain.​il y a 1 semaineEpremiumLouis RogerBusiness et EntreprisesCameroun : la MAETUR compte sur 4,8 milliards dus par l’État pour solder sa dette au Crédit FoncierLe dossier reste en négociation alors que l’entreprise publique affiche une amélioration de ses résultats en 2025.il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CCA-Bank obtient le feu vert de Brazzaville pour s’implanter au Congoil y a 1 jour2Cameroun : le Cabinet Atou met aux enchères l’immeuble litigieux de Djeuga Palace à Doualail y a 6 jours3Minerai de fer: un projet ferroviaire de 3 600 milliards FCFA annoncé entre la RCA et Kribiil y a 5 jours4Cameroun : le pakistanais Sunrise Food veut implanter un complexe agroalimentaire à Doualail y a 1 jour5Énergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieil y a 4 jours6Le Cameroun exporte pour 29 milliards FCFA de pétrole brut vers le Nigeria en 3 moisil y a 1 semaine7La BVMAC se maintient dans le rouge avec une perte de 454 millions FCFA en 2025il y a 1 semaine8La Centrafrique sollicite les banques pour racheter 10 milliards FCFA de dette sur le marché des titres publicsil y a 5 jours9Bamboo Microfinance séduit les investisseurs de Douala avec son emprunt obligataire de 5 milliards FCFAil y a 4 jours10RD Congo : les débuts de Tradex contrariés par la démolition d’une station à Kinshasail y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.