Au Gabon, la DGI envisage de porter à 40 milliards de FCFA par an les recettes issues de la Contribution foncière unique (CFU), contre à peine 13 milliards actuellement. Cette ambition a été dévoilée le 19 avril lors d’une conférence de presse à Libreville. D’après les impôts, la CFU s’applique aux propriétaires de titres fonciers, aux usufruitiers, aux emphytéotes et aux concessionnaires. Delphine Soungani, directrice provinciale adjointe des Impôts de l’Estuaire, rappelle que la CFU n’est pas un impôt nouveau : elle résulte de la fusion en 2022 de la Contribution foncière des propriétés bâties (CFPB) et de la Contribution foncière des propriétés non bâties (CFPNB), en place depuis 1982.
Toutefois, entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2023, la CFU ne contribue que très faiblement à l'enveloppe globale des recettes fiscales du pays. « En 2024, la Direction générale des Impôts a engrangé 1 080 milliards de Fcfa de recettes fiscales. Et dans ces recettes, la contribution foncière ne représente qu’à peine 1,2% à peu près 13milliards de Fcfa. Ce n’est pas suffisant », explique-t-elle.
Pour l’exercice 2024, la DGI a collecté 1 080 milliards de FCFA de recettes fiscales, dont seulement 1,2 % (≈ 13 milliards) proviennent de la CFU. « Ce n’est pas suffisant », souligne Delphine Soungani, qui pointe le besoin d’une vaste campagne de sensibilisation : « La population découvre cet impôt aujourd’hui, car les personnes physiques ne déclarent pas toujours leurs biens, alors que le système est déclaratif », explique-t-elle. Notons qu’un sondage réalisé par la télévision Gabon 1ère auprès de la population permet de remarquer que de nombreux Gabonais n’ont pas connaissance de cet impôt d’où la démarche pédagogique et de sensibilisation initiée par l’administration fiscale pour espérer atteindre le résultat escompté. « La population découvre ces impôts aujourd’hui parce que contrairement aux personnes morales, les personnes physiques n’ont pas souvent déclaré cet impôt. Parce que le système est déclaratif. Donc normalement libre de venir déclarer son bien aux impôts », a expliqué Delphine Soungani.
Dans son Plan stratégique 2025–2027, la DGI mise sur une hausse des recettes publiques pour financer les dépenses de l’État, dans un contexte de dette publique supérieure à 7 000 milliards de FCFA (au-dessus du plafond CEMAC de 70 % du PIB). Le plan prévoit une évolution des recettes fiscales de 1 142,8 milliards (2025) à 1 349,7 milliards de FCFA (2027), en élargissant l’assiette de la CFU. Dans ce plan triennal, l’un des objectifs consiste à élargir l’assiette fiscale de la Contribution Foncière Unique.
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Paul Abessolo Esso’o Minto’o, directeur de la Législation et du Contentieux à la DGI du Gabon précise à cet effet que, l’impôt est la première ressource de l’Etat la plus sûre dans un contexte où l’économie du pays est à plus de 60% dépendante des ressources minérales. Toute chose qui rend le pays vulnérable aux chocs exogènes tels que la crise financière, la chute des prix de pétrole, crise sanitaire etc.
Pour Paul Abessolo Esso’o Minto’o, directeur de la Législation et du Contentieux à la DGI, « l’impôt est la ressource la plus sûre de l’État », alors que plus de 60 % de l’économie gabonaise dépend des ressources minérales, exposant le pays aux chocs externes (crise financière, chute des prix du pétrole, crise sanitaire…).
Le Gabon veut porter à 40 milliards de Fcfa par an, les recettes issues de la Contribution foncière unique (CFU) contre à peine 13 milliards de Fcfa actuellement. L’ambition a été dévoilée le 19 avril dernier au cours d’une conférence de presse organisée par les cadres de la Direction générales des Impôts du Gabon. D’après ces derniers, cet impôt s’applique aux personnes propriétaires d’un titre foncier, les usufruitiers (bailleurs qui perçoivent des revenus sans en être propriétaires, les emphytéotes (bailleurs de longue durée) et des concessionnaires. Delphine Soungani, directrice provinciale adjointe des Impôts de l’Estuaire, fait savoir que cet impôt n'est pas nouveau. C'est une fusion en 2022, de deux impôts instaurés au Gabon depuis 1982 : la Contribution foncière des propriétés bâties(Cfpb) et la Contribution foncière des propriétés non bâties (Cfpnb).
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