«Face aux problèmes rencontrés récemment sur la plateforme de déclaration en ligne de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (Irpp) dus à un afflux simultané de plusieurs dizaines de milliers de connexions, les contribuables sont invités à profiter de la plateforme dans la journée de lundi 2 décembre 2024 et du délai de relance à l'amiable du 3 au 9 décembre 2024 pour régulariser leur situation fiscale », rassure Louis Paul Motaze, ministre camerounais des Finances, dans un communiqué dans la journée du 2 décembre 2024.
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De fait, depuis quelques jours, alors que le délai de rigueur accordé aux contribuables non professionnels pour s’enregistrer sur la plateforme de la Direction générale des Impôts (DGI) afin de déclarer leurs revenus de l’année 2023 et d’acquitter leurs obligations fiscales de cette année-là, de nombreuses plaintes d’usagers, faisant état de l’impossibilité de se connecter à la plateforme et de renseigner le système, sont venues ternir une opération que la direction générale des Impôts croyait maîtrisée.
Ce que le ministre des Finances qualifie d’«afflux simultané de plusieurs dizaines de milliers de connexions», est en réalité une défaillance du système mis en place, et qui s’avère inadapté pour un trafic à flux tendu et à un rythme continu des usagers sur la plateforme. L’on parle dans les services du fisc de pressions de saturation de dernière minute qui ont conduit au bug, contraignant ainsi les autorités à étendre le délai. Bien plus, des responsables de la DGI, interrogés, invoquent l’inadéquation entre la qualité de l’infrastructure générale du Cameroun et le rythme des réformes fiscales engagées pour se hisser au niveau des standards internationaux.
«La connexion internet n’est pas des fluides au Cameroun ; la qualité de l’énergie électrique ne permet pas non plus de mener ce type de travaux sereinement. L’environnement général des infrastructures du pays n’est pas propice au développement de certaines réformes que nous voulons pour moderniser le système fiscal camerounais», explique une source autorisée à la DGI.
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Des perturbations qui auraient, de l’avis de certaines sources, occasionné des pertes de données dans certains centres divisionnaires des Impôts à l’instar de celui d’Ekounou, à l’est de la capitale camerounaise, où l’on a signalé des enregistrements à blanc. Une situation vite démentie dans les services du fisc où l’on parle d’une centralisation du fichier des contribuables dans une base de données unique. Des craintes de sectorisation des données vite balayées par les assurances des sources internes à la DGI sur l’interconnexion de tous les centres des Impôts. Du coup, impossible de perdre les données des contribuables de ce centre des Impôts qui est l’un des plus importants de Yaoundé.
Pour les années à venir, l’administration fiscale entend réaliser un changement total du système ainsi qu’une refonte totale de la méthodologie de déclaration sur la plateforme. Il est aussi prévu l’acquisition de nouveaux serveurs pour la sauvegarde des millions de données des contribuables.

