elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Industrie brassicole : de la bière 100% camerounaise brassée à Ngaoundéré

Deux prototypes de bière fabriqués à base de mil et de manioc, d’une teneur en alcool de 4% sont sortis des laboratoires de l’Institut universitaire de technologie de Ngaoundéré, et sont désormais portés vers l’obtention d’un brevet, afin d’intégrer les circuits des industries brassicoles au niveau local.

Publiée mercredi 28 avril 2021 à 09:52:13Modifiée vendredi 30 avril 2021 à 09:52:07Temps de lecture 4 minPar Yannick KENNE

Ces bières camerounaises en exposition à Yaoundé
Ces bières camerounaises en exposition à Yaoundé

Le « made in Cameroon » est en vedette depuis ce mardi 27 avril 2021, dans l’enceinte de l’immeuble abritant l’antenne de l’Université de Ngaoundéré à Yaoundé. Parmi la panoplie de produits locaux fièrement exposés par l’Institut Universitaire de technologie (UIT) de Ngaoundéré, dont l’université de la ville éponyme est la tutelle, figure deux boissons 100% camerounaises, produites à base d’ingrédients purement locaux. Il s’agit de la « Mimbong », une bière produite à base de manioc, et de la « Sembe », dérivée du mil, une céréale très prisée dans la partie septentrionale. Ces deux prototypes sont sortis des laboratoires des étudiants de l’Uit, et les travaux de recherche ayant conduit à leur fabrication ont été conduits par le Pr Steve Carly Desobgo. « Nous nous sommes dits, au lieu de nous retrouver chaque fois dans des zones où on fait le bili-bili (boisson artisanale produite à base de mil) et qui ne respecte pas des conditions requises, on s’est dit pourquoi ne pas utiliser ces céréales pour nous rapprocher des boissons conventionnelles », explique-t-il.

Il va sans dire que l’idée de fabrication de ces boissons locales est née du souci d’améliorer cette boisson artisanale très consommée dans la partie septentrionale, et de lui offrir un conditionnement plus ou moins proche de celui des boissons industrielles. Aussi, les équipes du Pr Desobgo espèrent contribuer dans une économie d’échelle à booster davantage la production locale du mil et du manioc, qui ne seront plus seulement utilisés comme des aliments de subsistance, mais aussi comme intrants servant à la fabrication de la « Mimbong » et de la « Sembe ».

Processus de production

Ces boissons « made in Cameroon » dispose d’une teneur en alcool de 4%, et sont composées de farine de manioc, d’eau, du « Kaïsedra », et du sucre pour ce qui est de la  « Mimbong », et de la farine de mil, d’eau, du sucre et du « Kaïsedra » pour la « Sembe ». En effet, le « Kaïsedra » est une racine/écorce dotée d’une amertume qui permet de remplacer le houblon, utilisé dans les bières conventionnelles pour pouvoir les rendre amer. Le processus de production d’une bouteille, de sa composition jusqu’à sa consommation, dure minimalement un mois. « Une bière globalement fait un mois, depuis sa production jusqu’à sa maturation. Après le brassage, on obtient ce qu’on appelle un moût, qui est un jus sucrée. Et ce moût subit une fermentation. On en a deux : une fermentation principale qui dure 7 à 10 jours, et la secondaire qui dure 14 jours, et qui aide à la maturation de la bière pour qu’elle soit consommable à la fin. Sinon, notre bière aura ce qu’on appelle le goût de levure », détaille le Pr Desobgo.

En quête de reconnaissance

Les ingénieurs agroalimentaires de l’Iut de Ngaoundéré ont déjà traversé l’étape du prototypage de ces boissons et font de la production à petite échelle aux fins de reconnaissance, comme ça été le cas à l’occasion des journées portes ouvertes de mardi et mercredi. Ils ont donc produit 72 bouteilles de 33cl à présenter aux instances et aux décideurs, parmi lesquels des membres du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). Le Pr Desobgo et l’Université de Ngaoundéré travaillent désormais à obtenir un brevet pour légitimer leur produit, avant d’envisager éventuellement une production à grande échelle. « Nous ne pourrions parler de production à grande échelle, que quand nous aurions déjà breveté notre invention. Après ceci, l’université de Ngaoundéré et ma personne, on va trouver dans quelle mesure on pourra, soit céder des licences aux industriels nationaux, soit décider de vendre carrément le brevet », assure l’enseignant-chercheur.

Un appel est lancé en direction des pouvoirs publics, afin que ceux-ci offrent à ces artisans du « made in Cameroon » des facilités pour leur permettre de développer leurs œuvres et de mieux vendre le savoir-faire camerounais. « Nous appelons les instances étatiques à nous aider. Nous qui avons fait leurs écoles, nous qui avons leurs connaissances, leurs techniques, nous avons été capables d’appliquer leurs techniques afin d’avoir des produits qui sont plus les leurs. Nous souhaitons que l’Etat protège les producteurs locaux afin que les multinationales ne broient pas le génie que nous pouvons avoir. Si donc l’Etat est protectionniste à ce niveau, nous pourrons trouver des opérateurs économiques pour le reste », plaide le Pr Desobgo, qui a également produit avec ses équipes des liqueurs et des vins à base d’ingrédients locaux.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Industrie brassicole : de la bière 100% camerounaise brassée à Ngaoundéré
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Partenariat Stratégique pour le Terminal Agro-industrielBusiness et EntreprisesPort de Kribi : BGFIBank Cameroun accompagne la création d’un terminal dédié au traitement agro-industriel à 50 milliards FcfaL’infrastructure doit ouvrir en 2029 pour contribuer à la fluidité des approvisionnements et, plus largement, à la sécurité alimentaire du Cameroun et dans la sous-région.il y a 5 heuresEpremiumMjAyMjA3MmEzMTEzN2Q3OWU4MTU2OTc2NGE3MzMxYTdkMWYyNTkTransport et LogistiqueLogistique pétrolière : Peschaud s'appuie sur sa filiale camerounaise pour se renforcer au CongoLe groupe français consolide son implantation à Pointe-Noire à travers sa filiale camerounaise, qui apporte une partie de ses actifs à Peschaud Maritime Congo, une société dont elle détient l'intégralité du capital.il y a 9 heuresEpremiumimages (10)Agro-industrieGabon : l'unique raffinerie de sel (Ragasel S.A) perd près d'un milliard de FCFA et frôle la failliteRagasel traverse une crise financière qui l'oblige à consulter ses actionnaires sur son avenir. Une assemblée générale décisive est convoquée à Libreville, avec la possibilité d'une dissolution anticipée.il y a 11 heuresolam palm gabonAgro-industrieGabon : Olam Palm relance sa production avec un bonde 82 % des récoltesAprès un début d'année difficile, Olam Palm Gabon a relevé sa production au deuxième trimestre, avec + 82,2 % pour les régimes et + 25,1 % pour l'huile brute. Une reprise qui ne s'est pas répercutée sur la contribution de la filiale à l'échelle du groupe.il y a 1 jourEpremiumAgroalimentaireAgro-industrieGabon : de l'Inde à la Chine, les groupes étrangers se positionnent sur le marché agroalimentaire A l’heure où le gouvernement gabonais cherche la bonne formule pour réduire sa dépendance aux importations, les partenariats se multiplient entre projets avicoles de plusieurs dizaines de milliards FCFA et ambitions de transformation agricole.il y a 1 jourelon muskBusiness et EntreprisesInternet : l’arrivée de Starlink met sous pression le modèle économique des opérateurs africainsL’essor de l’internet satellitaire de SpaceX ouvre une nouvelle séquence concurrentielle sur le marché africain. Avec une infrastructure largement contrôlée depuis l’étranger et une présence locale limitée, Starlink propose un modèle différent de celui des opérateurs traditionnels, qui supportent d’importants investissements dans les réseaux et les obligations réglementaires.il y a 1 jour
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 4 jours2Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 4 jours3Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 5 jours4Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 2 jours5Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 1 semaine6Cameroun : l'État relance, 12 ans après, le projet de complexe industriel agroalimentaire à Kaélé pour 23 milliards FCFAil y a 5 jours7Taoukreo Hemwue Temwa promu directeur national de la BEAC au Tchadil y a 6 jours8Grande distribution : au Cameroun, Carrefour reste déficitaire pour la deuxième année consécutiveil y a 6 jours9Microfinance : ESS Finance lance ses activités au Camerounil y a 1 semaine10​Boissons du Cameroun lance MBOA, une bière blonde au gingembre à 500 FCFAil y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.