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Ces deux conventions d’investissements font partie d’un lot de six conventions signées le même jour au siège de l’API à Yaoundé. Ils ont permis de porter à 181, le nombre de conventions signées par l’API depuis 2014, année de début de la mise en œuvre de la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Pour rappel, le Cameroun a importé du sucre pour une valeur globale de 64,4 milliards de FCFA, au cours de la période de 2015 à 2017, selon les statistiques du ministère du Commerce, à l’occasion du conseil de cabinet du gouvernement camerounais du mois de janvier 2019. A en croire la même source, le coût des importations de sucre sur le territoire camerounais en 2017 a doublé par rapport à celui de l’année précédente (17,6 milliards FCFA en 2016) et triplé l’enveloppe de 11,3 milliards de FCFA dépensée par les importateurs de sucre en activité au Cameroun au cours de l’année 2015.
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Ces importations, généralement assurées aussi bien par des sociétés brassicoles que des agglomérées (transformateurs de sucre granulé en sucre en carreaux) et des commerçants locaux, à la suite des autorisations spéciales délivrées par l’Etat pour éviter les pénuries ; visent à pallier l’insuffisance de la production locale, qui peine à atteindre 150 000 tonnes. A titre d’exemple, pour une demande annuelle qui culmine officiellement à 300 000 tonnes, la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), filiale du groupe Somdiaa, leader du marché sucrier local, annonce une production globale de 130 000 tonnes, au cours de la campagne 2018-2019.

