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Infrastructures de la CAN 2021 : le Cameroun peut-il tenir les délais imposés par la CAF ?

La Confédération africaine de football donne encore jusqu’en juin 2020 au pays des Lions Indomptables pour livrer au moins l’ensemble des stades devant abriter les matchs de la compétition.

Le président de la Confédération africaine de football (CAF) a achevé une visite de travail au Cameroun du 13 au 15 janvier 2020. Cette visite d’Ahmad Ahmad relance l’interrogation autour de la capacité du Cameroun à abriter la CAN 2021. Les discussions avec le président de la CAF et les autorités camerounaises du football ont porté sur la question des infrastructures, de la sécurité et de la date à laquelle se jouera la CAN.  A propos de ce dernier point, il a été retenu que la compétition se jouera du 9 janvier au 6 février 2021. Ce changement devant encore être validé lors de la prochaine réunion du Comité exécutif de la CAF.

Sur la question liée aux délaix de livraison des infrastructures sportives, le flou persiste encore. Plusieurs des infrastructures, qui devaient être terminées pour mars 2019, ne le sont toujours pas. Le cas du Stade Paul Biya à Olembé (60 000 places) en banlieue de Yaoundé inquiète en première ligne. C’est dans cette enceinte qu’est prévue la cérémonie d’ouverture et la finale. L’entreprise canadienne Magil Construction est désormais responsable de la finition des chantiers du Complexe sportif d’Olembe suite au licenciement du groupe italien Piccini. Les autorités camerounaises ont donné cinq mois pour livrer le stade en bonne et due forme.

Routes, hôtels, hôpitaux, etc…

A cette ouvrage, il faut ajouter la longue liste des infrastructures sanitaires et hôtelières, non encore fonctionnelles, qui interroge tout observateur. Si du côté des entreprises adjudicataires et des autorités publiques, on annonce constamment des avancées de travaux qui frôlent les 95%, ces pourcentages ne traduisent pas la réalité du terrain puisque les voies d’accès, les feux de circulation, la signalisation routière, les aménagements paysagers ne sont pas complétés.

Ahmad Ahmad, au cours de sa visite, s’est montré optimiste sur la question. « Je suis aujourd’hui convaincu que le peuple camerounais vivra cette Coupe d’Afrique dans une ferveur exceptionnelle parce que la passion du football qui existe ici dans ce pays est unique et inimitable. La CAF a mesuré cette dimension dans le travail de préparation et évalué à leur juste valeur les avancements significatifs sur les divers chantiers de la CAN 2021. Je peux vous dire que la tendance est à l’optimisme », a-t-il déclaré.


Lire aussi : Chantiers de la Can 2021 : Reprise effective des travaux à Garoua


En revanche, pour Alphonse Joseph Ondobo, entraîneur de football, les nouveaux stades de Garoua, de Bafoussam, de Yaoundé et de Douala ne seront pas prêts dans les mois prochains. Et c’est un gros risque d’y prévoir aussi le CHAN 2020 dans deux mois et demi. « Ces différents stades auxquels vous faites allusion, les plus récents n’ont pas été livrés. Comme ils n’ont jamais été livrés, ça veut dire qu’ils ne sont pas prêts. On a beau voir les maquettes, mais ça ne suffit pas. Il faudrait que toutes les conditions soient remplies. C’est-à-dire qu’il y ait des ouvertures, qu’il y ait certains matches qui se déroulent pour voir si l’on peut accueillir des visiteurs », soutient-il.

Le choix de ramener le début de la compétition de fin juin à début janvier 2021, au cas où la CAN se jouerait au Cameroun, est motivée par les conditions météorologiques aléatoires, c’est-à-dire une pluviométrie élevée de juin à août, au pays de Roger Milla et Samuel Eto’o Fils.

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