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Infrastructures : retard dans le taux réalisation du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs

Lancé en 2016 pour être livré en juillet 2019, l’ouvrage est seulement réalisé à 50,2% à ce jour. A l’occasion d’une descente du Premier ministre sur le site, l’on a appris que la finalisation de l’infrastructure est prévue à fin 2020.

50,2%. C’est le taux d’exécution du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs, à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Ce pourcentage a été relevé dans le cadre de la visite effectuée sur le site par le Premier ministre Dion Ngute à l’effet d’identifier les blocages et rencontrer les parties prenantes de cet ouvrage dont la livraison était prévue en juillet 2019.

Il a finalement été repoussé à fin 2020. En effet, le Projet PAEPYS fait face à plusieurs difficultés. Les acteurs citent d’entrée de jeu la libération de l’emprise dédiée à la conduite de transfert d’eau entre Nachtigal et Yaoundé n’est pas encore totale du fait. Et pour cause, le non-paiement de la totalité des indemnités.  Les indemnisations payées jusqu’ici correspondent à une quinzaine de kilomètres d’emprise  (en cours de libération) sur un total d’environ 60 km.

Les responsables de Sinomach, l’entreprise exécutrice des travaux, évoquent également des blocages d’ordre fiscalo-douanier. Conformément aux dispositions du contrat de service signé le 28 octobre 2014, Sinomach est dispensé du paiement de toutes taxes et droits de douanes. Ces dispositions posent problème aujourd’hui car la réglementation fiscale et douanière a évolué, et « ne permet ni exonération totale, ni prise en charge complète par le gouvernement. Il est souhaitable qu’une dérogation spéciale soit actionnée pour la prise en charge des impôts dans le cadre des travaux du Paepys, conformément aux engagements souscrits par l’Etat du Cameroun avant la réforme fiscalo-douanière sus-évoquée », apprend-on. L’on évoque aussi des arriérés de paiement des décomptes, des arriérés de décaissement des fonds et le non-paiement des indemnisations.

Pour rappel, ce projet lancé en 2016 et financé par Eximbank China (pour un coût total de 399 milliards FCFA) devrait mettre un terme au déficit en eau potable de la ville de Yaoundé, en apportant dans sa phase initiale un complément de 300 000 m3/j, puis 400 000 m3/j dans la phase d’extension. Il permettra également de couvrir les villes et localités riveraines, notamment : Batchenga, Obala, Nkometou, Soa et Ntui.

La Rédaction EcoMatin

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