Trois mois après avoir annoncé son intention de quitter la tête du groupe BGFIBank, Henri-Claude Oyima reste à la manœuvre pour mener à bien l’introduction en Bourse du premier groupe bancaire de la CEMAC. Initialement prévue le 31 juillet puis suspendue in extremis par un recours judiciaire, cette opération n’aurait souffert d’aucune irrégularité, assure le patron gabonais, désormais ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances de son pays. « Nous sommes parfaitement sereins, car nous disposons de tous les éléments pour démontrer que la procédure s’est déroulée dans les règles », a-t-il déclaré dans un entretien exclusif accordé à EcoMatin, ce 5 août à Douala.
Henri-Claude Oyima assure que l’opération s’est déroulée dans les règles. « Nous sommes parfaitement sereins, car nous disposons de tous les éléments pour démontrer que la procédure s’est déroulée dans les règles », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à EcoMatin ce lundi à Douala. Selon lui, l’Assemblée générale extraordinaire du 25 juin dernier, au cours de laquelle la décision d’introduction en Bourse a été prise, a respecté toutes les exigences statutaires et légales.
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Au cœur de la contestation, un groupe mené par Christian Kerangall, actionnaire historique avec 23% du capital, accuse la direction d’avoir effectué un passage en force lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 25 juin 2025, qui a approuvé le projet. « Des votes n’ont pas été pris en compte », argue la faction dissidente. Une accusation balayée d’un revers par M. Oyima : « J’ai présidé cette Assemblée générale, et je peux vous dire que tout s’est déroulé dans le strict respect des règles. […] Quand je consulte le registre du capital, je ne vois aucune minorité de blocage constituée. Le registre a été signé par l’ensemble des participants, les scrutateurs ont validé les résultats ». Pour lui, l’opposition ne repose sur aucun fondement juridique : « Si des irrégularités avaient été constatées, elles auraient été immédiatement soulevées. Ce ne fut pas le cas ».
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Malgré cette suspension, le patron du groupe bancaire ne semble pas inquiet quant à la suite du processus. « Ce que nous voyons aujourd’hui relève davantage de la gesticulation. Tout cela sera évacué rapidement, et nous reprendrons le cours normal de l’introduction en bourse », affirme-t-il, en soulignant que le projet avait déjà été acté dès 2019, avant d’être retardé par la pandémie du Covid-19. « Je le répète : je suis totalement serein car cette opération se fera », martèle-t-il.
Pour rappel, BGFI Holding Corporation prévoit de mettre 10 % de son capital en vente publique, soit plus de 1,5 million d’actions au prix unitaire de 80 000 FCFA. Cette opération s’inscrit dans une dynamique de transformation du groupe, matérialisée notamment par une refonte de sa gouvernance. En 2024, BGFIBank a réalisé un bénéfice net record de 122 milliards FCFA (+27 %), pour un total de bilan de 5 951 milliards FCFA (+12 %) et des encours de crédit à 3 562 milliards FCFA. Le groupe poursuit ainsi son plan stratégique « Dynamique 2025 », malgré ce contretemps judiciaire.
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