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La Banque mondiale reporte le rapport Doing Business 2021

L’annonce a été fait le 27 août par l’institution financière qui révèle certaines irrégularités dans les précédents rapports effectuer par ses soins.

Le 27 août dernier, la Banque mondiale annonçait via un communiqué la suspension temporaire du « rapport Doing Business 2021 », qui devait être publié au mois d’octobre prochain. Ceci fait suite selon la Banque mondiale à un certain nombre d’irrégularités signalées concernant la modification des données dans les rapports Doing Business 2018 et Doing Business 2020, publiés en octobre 2017 et 2019. Il serait donc reproché à ces rapports de favoriser certains pays. Selon le « Wall Street Journal », les pays concernés ici sont la Chine, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Azerbaïdjan qui occupait dans le Doing Business de 2020 les places respectives de 31e, 62e, 16e  et 34e.

Toujours dans cette communication, le Banque fait savoir qu’une enquête a été ouverte sur les cinq dernières éditions de ce rapport notamment ceux des années 2017 et 2019, qui correspondent aux Doing Business de 2018 et 2020, et qu’un audit indépendant sera aussi mener pour vérifier le processus de collecte et d’examen des données. Dans un souci de faire rétablir la vérité, « Nous agirons sur la base des résultats et corrigerons rétrospectivement les données des pays les plus touchés par les irrégularités », indiquait la Banque. Il est à noter qu’aucun pays africain n’est concerné par ces irrégularités soulevées par la Banque mondiale.

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L’affaire Paul Romer

Cette révélation de l’institution de Bretton Woods sur son rapport Doing Business vient confirmer les critiques effectuées à ce sujet en 2018 par Paul Romer, ancien chef économiste de la Banque mondiale. Selon lui, « des considérations parfois politiques ont motivé le classement de certains des 190 pays mis en exergue dans ce document particulièrement pris au sérieux en Afrique ». Paul Romer illustre cette affirmation avec le cas du Chili, pays d’Amérique Latine qui aurait été pénalisé volontairement depuis l’arrivée aux affaires de Michelle Bachelet en 2014. Dans le Doing Business de 2017 publié en fin 2016, le Chili a été classé comme le 120endroit le plus facile à payer des impôts, soit 87 places en dessous de son rang dans le rapport précédent. L’économiste Paul Romer indique que «le seul critère lié aux délais de paiement des impôts exigés aux entreprises ne pouvait suffire pour faire passer le Chili de la 34e (2014) à la 57e place du classement générale ».

Le rapport Doing Business qui concerne 190 pays dans le monde depuis 17 ans, avec pour objectif de mesurer la réglementation des affaires. Il s’établit sur 10 thématiques que sont : facilité de faire des affaires, classement filtré, création d’entreprise, obtention d‘un permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriétés, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats, règlement de l’insolvabilité.

Lire aussi : Doing Business : pourquoi le Cameroun régresse dans le classement

Situation du Cameroun

Dans le précédent rapport, le Cameroun occupait le 167e rang mondial, soit une place de perdue sur le classement de 2019. Le pays a obtenu la note de 46,1 sur les 100 points possibles, contre la note de 46,0 en 2019. Le rapport de 2020 montre aussi que le Cameroun a amélioré un indicateur sur 10. A savoir celui de l’accès aux informations sur le crédit.

Lire aussi : Business le Cameroun n’est toujours pas assez attractif

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